Centrafrique : des Faca, bientôt en formation au Soudan

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Lors de sa dernière visite dans la capitale soudanaise Khartoum le 12 décembre dernier, le président Faustin Archange Touadéra et son homologue soudanais Omar El Béchir se sont longuement entretenus sur le renforcement de la coopération tous azimuts entre les deux États, dont la formation militaire, au profit des soldats des forces armées centrafricaines (FACA).

Même si les relations entre la République centrafricaine et le Soudan sont plus ou moins au beau fixe, les deux Présidents n’ont pas manqué de souligner l’importance de renforcer la surveillance des deux frontières notamment pour le contrôle du mouvement des hommes armés qui semblent être dans un territoire libre, sans maître et sans loi.

Sur le plan de la coopération militaire, le Soudanais Omar El Béchir se dit prêt à mettre à la disposition de son homologue centrafricain Faustin Archange Touadéra, des centres de formation et des instructeurs militaires en vue de recycler et de former des soldats centrafricains – FACA.

D’après une source proche de la Présidence soudanaise, le président Faustin Archange Touadéra aurait reconnu, en sa qualité du Premier ministre, sa part de responsabilité dans le travail de déstructuration et du pourrissement de l’armée nationale par François Bozizé et son fils Francis et que ce recyclage est une nécessité absolue.

Mais le problème, avec Touadéra, rien n’est sûr que ce soient les soldats Faca qui iront au Khartoum pour cette formation. Son histoire récente nous apprend et c’est ce qui se ferait, assure une source militaire à Bangui, que ce soient des civils incorporés à la va-vite et pour la circonstance, qui partiront. Israël, Rwanda, Burkina Faso, Guinée équatoriale ont tous accueilli de tels contingents.

Il est vrai qu’avec le limogeage du Chef d’État-major Ludovic Ngaïfei la semaine dernière de son poste, le président voudrait montrer qu’il est l’homme de la situation et les erreurs du passé ne vont plus se répéter impunément. Il entend conserver tous les pouvoirs à Boye-rabé et Damara.

Pour un officier général contacté par CNC, le nouveau Chef d’État-major ne peut rien changer dans la volonté affichée du Chef de l’État d’avoir une armée à lui. Alors que plus de la moitié des soldats partis en formation à l’étranger sont des parents directs du président Touadéra et recrutés parfois dans son village à Damara, personne dans le pays ne pourra croire que les choses pourraient changer.

Rappelant que la situation désastreuse de l’armée nationale – FACA, est devenue une préoccupation mondiale. Les puissances occidentales sont les toutes premières à former et désormais, quasiment tous les pays africains souhaitent accueillir et recycler cette armée fabriquée à l’image des Bozizé. En 2017, ce sont, Israël, Rwanda, Burkina Faso, Guinée équatoriale, Tchad, Maroc et en 2018, ce sont l’Afrique du Sud et le soudan qui s’apprêtent à accueillir un millier.

Source : abangui

abangui

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