Des « dizaines » de militants d’opposition arrêtés en Guinée équatoriale

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Les autorités n’ont pu être jointes par l’AFP, qui n’a pu confirmer ou infirmer de source officielle la détention de ces militants. Les médias publics n’en ont pas fait état.

« Les forces de l’ordre ont attaqué hier (jeudi) notre siège à Bata, ils ont arrêté des dizaines de militants, ceux-là même qui s’y étaient réfugiés il y a plus de quatre semaines », a déclaré à l’AFP depuis Bata et par téléphone Bonifacio Nguema, deuxième secrétaire de CI.

Le parti d’opposition a dénoncé par ailleurs vendredi dans un communiqué des « échauffourées » entre policiers et militants de CI au siège du parti à Malabo jeudi. Des « dizaines » de militants ont été arrêtés à cette occasion, selon le communiqué du parti sur leur site internet qui évoque aussi les arrestations à Bata.

Ces échauffourées à Malabo ont fait « plusieurs blessés graves qui ont été conduits à l’hôpital », selon le texte.

Une cinquantaine de militants sont déjà détenus par les autorités, selon le parti, qui affirme que les arrestations ont commencé « peu après » les élections générales du 12 novembre, où CI a comptabilisé 5,77% de voix, grâce auxquelles il a obtenu un député, unique représentant de l’opposition sur les 100 parlementaires que compte l’Assemblée nationale.

Dirigeant son pays d’une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d’État, Teodoro Obiang Nguema, doyen des chefs d’État du continent pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Arrestation également d’hommes armés à la frontière camerounaise pour tentative de « déstabilisation »

La police camerounaise a interpellé mercredi à sa frontière équato-guinéenne une trentaine de personnes armées, en route vers la Guinée équatoriale, a appris l’AFP d’une source militaire camerounaise de haut rang, Malabo faisant état d’une « tentative d’invasion et de déstabilisation ».

L’ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris, Miguel Oyono Ndong Mifumu, a évoqué vendredi une « tentative d’invasion et de déstabilisation », a indiqué son entourage. Trente-huit « assaillants » -Tchadiens, Centrafricains, Camerounais et Equato-Guinéens, dont un général dont la nationalité reste à déterminer, ont été arrêtés, selon la même source.

Au moment de leur arrestation par la police camerounaise à la frontière, ils étaient « lourdement armés », notamment avec des « lance-roquettes, des fusils et beaucoup de munitions », a ajouté cette source diplomatique.

Ce groupe d’hommes, selon la source militaire camerounaise, se dirigeait en autocar vers la Guinée Equatoriale à partir de la ville frontalière de Kye-Ossi (sud).

Une enquête a été ouverte par la sécurité militaire et la police locale à Ebolowa (sud du Cameroun) sur ces hommes, ont indiqué des sources locales à l’AFP, ajoutant que cette enquête allait se poursuivre à Yaoundé.

Les autorités de Guinée-Equatoriale « vont faire très prochainement une communication officielle », a ajouté la source diplomatique équato-guinéenne, précisant être dans l’attente des « résultats de l’enquête » menée par les Camerounais.

La Guinée-Equatoriale, petit pays d’Afrique centrale, riche d’une importante manne pétrolière, a déjà connu une tentative de coup d’Etat ratée en 2004.

Dirigeant son pays d’une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d’État, M. Obiang Nguema, doyen des chefs d’État du continent pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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