Arrêt des poursuites contre l’écrivain Patrice Nganang au Cameroun

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Selon les dernières informations obtenues par le correspondant de VOA Afrique sur place, le passeport camerounais de Patrice Nganang a été retenu par la police. Selon son avocat, il devrait être expulsé à 13 heures TU vers une destination qui n’est pas encore connue.

La décision de l’acquitter des chefs d’accusation retenus contre lui a été également prise. L’arrêt des poursuites pénales a été formulée par Christian Floris, avocat général.

L’écrivain d’origine camerounaise Patrice Nganang poursuivi notamment pour « apologie de crime » et « menaces » avait plaidé vendredi non coupable lors de la première audience de son procès à Yaoundé.

>> Lire aussi : L’écrivain Patrice Nganang plaide « non coupable »

Dans l’une des salle du tribunal de première instance à Yaoundé, où la brève audience s’est tenue, Patrice Nganang, vêtu d’un boubou et pantalon marron, est resté passif après son acquitement.

Il a échangé longuement avec son avocat, Maître Emmanuel Simh, avant de prendre la direction de la prison de Kodengui à Yaoundé, où il était incarcéré.

L’arrêt des poursuites judiciaires contre Patrice Nganang en a surpris plus d’un, puisqu’au cours de l’audience du 15 décembre dernier, l’ écrivain camerounais, qui a egalement la nationalité américaine, était censé comparaître le 19 janvier prochain au cours d’une audience de présentation des témoins de l’accusation.

Il est reproché à l’écrivain « les faits d’outrage à corps constitués notamment d’avoir écrit que les forces armées camerounaises sont mendiantes et indigentes parce qu’elles demandent des bières aux gens », a expliqué son avocat.

L’écrivain a été interpellé le 6 décembre à Douala, capitale économique du Cameroun, alors qu’il devait embarquer pour Harare, et a été placé en prison dans la nuit de jeudi à vendredi après une période de garde à vue.

M. Nganang est l’auteur de « Temps de chien », prix Marguerite Yourcenar et Grand prix de la littérature d’Afrique noire. Il enseigne la littérature à l’Université de New York.

La police estime qu’il n’a pas le droit à un passeport camerounais puisqu’il a pris la nationalité américaine, a rapporté la presse locale.

La Constitution du Cameroun ne prévoit pas de double nationalité mais des médias locaux ont souligné que la plupart des hommes influents du Cameroun disposeraient de plusieurs passeports.

Emmanuel Jules Ntap, correspondant à Yaoundé

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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