Année noire pour la lutte sénégalaise 

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Aucune grande affiche de la discipline prévue en 20017 n’a eu lieu.

Pourtant, la lutte avec frappe est une des disciplines phares du sport sénégalais de par son ambiance, sa rentabilité pour ses acteurs et sa popularité. Elle traverse une grave crise.

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A l’agonie, la lutte sénégalaise file tout droit vers la mort, de l’avis des chroniqueurs spotifs.

Les chocs entre le « roi des arènes » Bombardier et Eumeu Sene, Pape Sow – Ama Balde, etc… n’auront plus lieu.

D’ailleurs, la fête de Noël qui est généralement le point de départ de grosses saisons avec des chocs inédits, mettant déjà l’eau à la bouche des amateurs pour le restant de la saison, ne fait plus rêver.

Une situation que déplore le président des lutteurs en activités, Khadim Gadiaga sur VOA Afrique.

« La situation est inédite. Jamais la lutte sénégalaise n’a connu une saison aussi happée, difficile et impopulaire », peste avec la dernière énergie M. Gadiaga.

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En effet, de mémoire de Sénégalais ou des acteurs de l’arène depuis bientôt 20 ans, le sport le plus populaire du Sénégal n’a été aussi « malmenée », avec des déboires à l’infini, comme cela a été le cas en 2017.

Toutes les grandes affiches concoctées l’année d’avant ou durant ce qui est appelée la « saison morte ».

Cette situation inédite a fait qu’aucune grosse affiche n’a été organisée. Le terme « d’année blanche » souvent employée pour dire qu’exceptionnellement un lutteur n’a pas eu de combat, s’est généralisé pour tout le monde.

Manque d’infrastructures, fuite des promoteurs

Une situation qui s’explique par le manque d’infrastructures.

Le stade Demba Diop, seule infrastructure adaptable à ce genre de grandes affiches depuis bientôt 20 ans, a été fermé après l’incident lors de la finale de la coupe de la ligue de football.

Les promoteurs ou organisateurs de ces combats « ont préféré attendre » au lieu de s’engager dans des opérations d’échange loin de répondre totalement aux normes.

En plus de cette situation, il faut déjà noter dès l’entame de la saison, l’absence de ceux qui sont considérés comme les « gros bailleurs ou promoteurs » de l’arène.

Avec Luc Nicolaï, récemment élargi de prison suite à ses difficultés avec la justice sénégalaise (et qui attendait de voir comment s’y reprendre), Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye qui se sont déclarés « définitivement à la retraite »…. Pape Abdou Fall qui essaie tant bien que mal de « résister », l’arène avait perdu ses bailleurs de fonds.

Départ des sponsors

Ajouter à cela la fuite depuis bientôt trois ans de principaux sponsors qui appuyaient l’organisation concoctée par les promoteurs, en soutenant les gros cachets des lutteurs (entre 50 et 100 millions FCFA) devenus lourds pour tout le monde.

Cela a fini par peser dans le quotidien de cette discipline traditionnelle bien sénégalaise qui, depuis quelques années, s’était imposée et s’était fait aimer.

Beaucoup d’aléas et de contingences qui ont presque « tué » la lutte sénégalaise avec frappe, qui cherche aujourd’hui une issue.

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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