Centrafrique : 4ème Réunion de la Plateforme de pastoralisme

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Mardi 19 décembre 2017, en la salle de conférence de l’hôtel JM-Rédience à Bangui s’est tenue la 4ème Réunion de la Plateforme de pastoralisme en Centrafrique. Le Ministre de l’Elevage et de la santé animale, Youssoufa Yérima Mandjo a ouvert les travaux en présence de Davidé Stefanini Point-focal du Fonds Békou, Etienne Ngounio-Gabia de la FAO et le représentant de la Minusca. Le Dircab du Ministère de l’Elevage, Dr Emmanuel Namkoesset assure la modération des assises.

Institutions étatiques et privées, Organisations payssanes, Organisation s non gouvernementales, partenaires au développement … se sont donnés rendez-vous pour la 4ème fois autour de la cruciale préoccupation du pastoralisme.

Juguler durablement, voire définitivement les conflits liés à la transhumance en République centrafricaine, c’est l’objectif visé par la mise en place très saluée de la Plateforme de pastoralisme et de transhumance. C’est depuis 31 mars 2015 que cet organe a été créé par Arrêté interministériel n° 009/PM . Déjà trois réunions ont été tenues depuis cette date, dont la dernière du 10 au 11 novembre 2016.

A en croire le Ministre Youssoufa Yerima Mandjo de l’Elevage, la quatrième réunion qui a débuté mardi pour prendre fin ce mercredi, vise à « réfléchir et proposer des actions pour favoriser le bon déroulement de la transhumance 2017-2018, en s’appuyant sur les recommandations des réunions précédentes (stratégies et actions opérationalles pour sécuriser et améliorer les activités pastorales en RCA ».

De manière spécifique, il est question de (i) réfléchir sur l’organisation de la réunion nationale de tranhumance en 2018 ; (ii) examiner et valider la carte matérialisant les nouvelles portes d’entrée des éleveurs transhumans ; (iii) examiner et adopter l’Arrêté portant règlementation de la transhumance en Centrafrique révisé, ainsi que les barèmes de dédommagement en cas de vol et de tuerie d’animaux ; (iv) définir une stratégie pour poursuivre des compagnes de vaccination contre la PPCB et le PPR ; (v) faire l’état des lieux du retour des éleveurs déplacés et réfugiés et proposer quelques solutions aux problèmes rencontrés par ceux-ci.

Rappelons au passage que lors des trois dernières réunions de la Plateforme, d’importantes problématiques ont été soulevées et traitées. Il s’agit entre autres de la vulgarisation de la Plateforme ; la transhumance en Centrafrique : la situation historique et approche des Ongs sur la transhumance ; les compagnes de vaccination contre la Péripneumonie contageieuse des bovidés (PPCB) et la Peste des petits ruminants (PPR) en Centrafrique après la crise de 2013-2014 ; les actions en faveur de la commercialisation du bétail et de la viande ; les stratégies d’accueil et d’appui aux éleveurs déplacés internes et retournés à l’Est du pays ; la sécurisation de la transhumance et la protection des civils ; la réfléxion sur la mise en place des Comités locaux de médiation entre Eleveurs et Agriculteurs ; les propositions de barèmes en cas de dédommagements des cultures et de tuerie des animaux.

Pour cette 4ème réunion, les participants ont procédé, deux jours durant, à l’valuation du niveau d’exécution des recommandations de la 3ème Réunion et abordé le déroulement de la transhumance 2017 – 2018 et les principales leçons à retenir de la mission du Consultant de la FAO, ainsi que les nouvelles portes d’entrée des éleveurs transhumants. Un débat sur l’Arrêté portant règlementation de la transhumance en RCA a eu lieu, suivi de la stratégie pour la poursuite des campagnes de vaccinations contre la PPCB et la PPR. L’évaluation du Schéma-directeur d’aménagement du territoire dans le Nord-est et les avticités des Comités locaux de médiation de Bossangoa et Bangassou est inscrit au programme.

A l’ouverture des travaux, M. Etienne Ngounio-Gabia, Chargé de Programmes de la FAO – partenaire financier de cette initiative, a souligé l’importance des activités menées par le Ministère de l’Elevage en ce qui concerne en particulier le pastoralisme. « Le pastoralisme demeure en République centrafricaine un sujet d’ind’intérêt. Ce mode de production contribue à améliorer la sécurité alimentaire et à lutter contre la pauvreté en valorisant les ressources naturelles dans des environnements pastoraux très variés », a-t-il souligné.

Guy Sazonou qui a représenté la Minusca, a rassuré les autorités centrafricaines en charge de l’Elevage de l’appui inconditionnel de son institution au secteur agro-pastoral en vue du règlement de problèmes liés à la tranhumance. « Je voudrais rappeler avec sollenité et force que la Minusca continuera et emplifiera son soutien au pastoralisme et à la transhulance ».

Fred Krock

Source : abangui

abangui

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