Procureur de la Cour pénale spéciale : La question des prisons en Centrafrique est cruciale

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Installé en février 2017, le procureur de la Cour pénale spéciale (CPS) pour la Centrafrique, Toussaint Muntazini Mukimapa, revient dans le détail sur la mise en place de la CPS. Dans cette interview à Jeune Afrique, il décrypte les enjeux, les moyens et les objectifs de la Cour, sans minorer ses difficultés. Tout en regrettant l’insécurité qui sévit dans l’arrière-pays, ainsi que le manque de structures carcérales en Centrafrique, Toussaint Muntazini Mukimapa se dit pourtant confiant : la justice finira par triompher.

Installé en février 2017, le procureur de la Cour pénale spéciale (CPS) pour la Centrafrique, Toussaint Muntazini Mukimapa, revient dans le détail sur la mise en place de la CPS. Dans cette interview à Jeune Afrique, il décrypte les enjeux, les moyens et les objectifs de la Cour, sans minorer ses difficultés. Tout en regrettant l’insécurité qui sévit dans l’arrière-pays, ainsi que le manque de structures carcérales en Centrafrique, Toussaint Muntazini Mukimapa se dit pourtant confiant : la justice finira par triompher.

Toussaint Muntazini Mukimapa : La Cour pénale spéciale a été créée par une loi de 2015. Dans cette loi, il a été prévu une phase de mise en place de la CPS. C’est la phase dans laquelle nous nous trouvons. Les organes d’enquêtes, de poursuites et d’instructions sont en train d’être installés. Les travaux de construction des bâtiments dédiés à la CPS sont également en cours, tandis que les outils de travail de la Cour sont en train d’être élaborés. En d’autres termes, nous n’avons pas encore de bâtiments, pas d’outils de travail pour commencer à fonctionner mais tout ce processus est en cours.

La mise en place des officiers de police judiciaire de la CPS a provoqué des tensions entre l’institution et le gouvernement…

Ce n’est vraiment pas un problème entre la CPS et le gouvernement. La CPS est une juridiction centrafricaine même si elle est hybride. Le processus pour désigner ses membres est encadré par un comité de sélection qui choisit les membres nationaux et internationaux. Il y a des règles pour sélectionner les membres mais il s’est trouvé que la sélection des officiers de police judiciaire avait échappé à un moment donné aux contrôles du comité de sélection.

Des critères qui n’avaient pas été prévus dans l’arrêté portant organisation et sélection ont été appliqués en dehors du comité de sélection. Cela a provoqué une certaine tension mais qui est très vite retombée. Le comité de sélection a repris en main le processus en tenant compte du problème géostratégique.

Source : abangui

abangui

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