Assemblée Nationale : Encore le nom du président Laurent Ngon Baba cité dans une affaire de contrat de gré à  gré et de non – paiement d’une facture d’un montant de 3.900.000 Francs CFA

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Centrafrique-Assemblée Nationale: Le syndrome Méckassoua en matière de contrats de prestation de service

Mais qu’est-ce qui se passe entre l’Assemblée nationale et le Groupement des artisans en bâtiment (G.A.B)?

Il se passe que ce Groupement véritablement polyvalent fait dans le bâtiment, la maçonnerie, la plomberie, l’électricité, la menuiserie, le carrelage, la peinture, la sculpture… Justement en décembre 2018, la représentation nationale a sollicité ses prestations aux fins de réaliser le «Tableau monument des Présidents de l’Assemblée nationale, de 1959 à  2021». Quoi de plus normal et à  féliciter!

A cet effet, les deux parties se sont convenues sur la somme de 3.900.000 (TROIS MILLIONS NEUF CENT MILLE FRANCS) CFA que le prestataire devait encaisser à  la fin, après livraison.
Mais là  où le bât blesse est le fait que, des mois après avoir satisfait entièrement à  ses obligations contractuelles et livré le tableau à  l’Assemblée nationale, pas un seul kopeck n’est encore tombé dans l’escarcelle du G.A.B malgré la facture définitive en bonne et due forme déposée à  l’Assemblée nationale et des multiples promesses de payement sans lendemain. à” Centrafrique, pays des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient !

Certaines sources proches du dossier au niveau de l’institution parlementaire affirment sous l’anonymat et sans langue de bois que de tels règlements posent souvent problèmes en ce sens que les honorables qui sont dans la chaîne de financement, les administrateurs par qui le dossier passe et enfin la comptabilité qui décaisse, veulent tous manger là -dedans, comme au temps de… (suivez mon regard).

Quand on sait que dans ce pays tous ceux qui œuvrent dans les petites et moyennes entreprises se battent pour survivre et faire survivre leurs familles ainsi que celles des leurs employés, il y a de quoi! Avec cette méthode de corruption à  grande échelle dont la Maison du Peuple bat le triste record historique, quels conseils ou quelle posture les députés de cette législature peuvent prendre pour interpeller un gouvernement avec certains de ses membres corrompus qui devaient s’expliquer sur une affaire relevant du domaine?

Ces pauvres artisans du G.A.B que nous avions croisés à  tout hasard au quartier, n’ont daigné nous répondre dans un premier temps quand nous avions abordé la question. Ils ont par la suite pointé un doigt accusateur sur leur patron qui, selon eux, auraient encaissé en catimini et dépensé, car dans ce pays, en matière d’argent, personne n’a confiance à  personne depuis belle lurette. Mais certaines voix contradictoires ont plutôt annoncé le contraire.

En effet, certains employés se sont plaints du fait que le retard dans le paiement de la facture les a poussés à  s’endetter pour faire face à  certaines dépenses familiales qu’ils pourraient régler quand l’Assemblée nationale les aurait évacués, mais la déception est à  son comble. Cela est tout de même malheureux pour l’image non seulement de l’institution mais aussi de son président, le Très honorable Laurent Ngon-Baba qui, si cela s’avère, a fort à  faire pour discipliner ses collègues à  l’allure vorace des piranhas de l’Oubangui.

D’ailleurs, les langues commencent à  se délier sur certains fournisseurs qui ont effectivement rempli leur part contractuel mais ne sont jamais rentrés dans leurs fonds au détriment de la lourde bureaucratie parlementaire.
Nous y reviendrons.

Damoclès Diriwo

Source : ABangui

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