Algérie : une première condamnation de six mois pour Ali Haddad, l’ex-patron des patrons

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L’ancien président du patronat algérien, Ali Haddad, a écopé de six mois de prison pour utilisation illégale de faux passeports. Une première condamnation pour l’homme d’affaires et dirigeant de l’entreprise ETRHB qui risque de voir sa peine s’alourdir avec les autres dossiers où ce proche du clan Bouteflika serait également impliqué.

La sentence est tombée pour Ali Haddad, ancien président du Forum des chefs d’entreprise (FCE). Le PDG de l’entreprise ETRHB a été condamné ce lundi 17 juin par le tribunal administratif de Bir Mourad Rais, près d’Alger, à six mois de prison ferme et 50 000 dinars d’amende, selon les médias audiovisuels publics. L’homme d’affaires proche du clan Bouteflika était poursuivi pour possession de deux passeports qui lui ont été confisqués, ainsi qu’une somme d’argent en devises.

Le procureur avait requis une peine de 18 mois de prison ferme contre Ali Haddad qui a été arrêté fin mars dernier alors qu’il tentait de rallier la frontière tunisienne. Détenu depuis le 31 mars à la prison d’El Harrach, il a été accusé de détenir des documents administratifs de manière illégale. Le responsable du service de la biométrie au ministère de l’Intérieur, Hassen Boualem, a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir délivré un second passeport à Ali Haddad.

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Dossiers judiciaires en cours

Cette première condamnation ne serait qu’un début pour l’ancien patron des patrons algériens et l’une des premières personnalités du régime d’Abdelaziz Bouteflika tombée en disgrâce après le retrait de l’ancien chef de l’Etat. Haddad serait effet aussi impliqué et cité dans plusieurs dossiers qui sont actuellement en instruction par la justice.

Les affaires en cours et dans lesquelles Ali Haddad risquerait encore plus gros impliquent également plusieurs personnalités de l’ancien régime. C’est le cas du dossier dans lequel l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia a été placé en détention provisoire depuis le jeudi 13 juin pour des présomptions de «trafic d’influence», «dilapidation de deniers publics», et «abus de pouvoir volontaire à l’effet d’accorder d’indus privilèges en violation des lois et réglementations».

Un autre ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal ainsi que plusieurs autres ministres sont également actuellement poursuivis dans des dossiers impliquant l’ancien patron des patrons algériens. Ce lundi 17 juin, l’ancien préfet de la capitale algérienne, Abdelkader Zoukh, a été placé sous contrôle judiciaire après avoir été entendu par les magistrats de la Cour suprême pour des soupçons d’attribution d’assiettes foncières à Ali Haddad.

Source : La Tribune Afrique

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