Congo : le nigérian Pelfaco exploitera les gisements pétroliers de Sounda

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Au Congo Brazzaville, l'entreprise nigériane Pelfaco exploitera un champ pétrolier de 32 millions de barils.

La compagnie Nigéria Pelfaco rejoint le club des entreprises opérant au Congo dans le domaine des hydrocarbures. Un partenariat Sud-Sud inédit pour ce pays d’Afrique centrale portant sur l’exploitation des gisements de Sounda, dans un contexte marqué par un retour progressif des investisseurs du secteur.

Le Nigérian Pelfaco vient de conclure un Contrat de partage de production (CPP) de pétrole avec le Congo Brazzaville. Le ministère de tutelle et la Société des pétroles du Congo (SNPC) ont en effet signé ce mardi 11 juin à Brazzaville le texte portant sur le permis d’exploitation du pétrole et du gaz de Sounda avec la société nigériane Pelfaco, représentée par son PDG, Gési Asamaowei. Ce dernier est souvent présenté comme faisant partie des hommes d’affaires ayant bénéficié des efforts du gouvernement d’impliquer davantage les Nigérians dans la production et l’exploitation des ressources en hydrocarbures du pays.

Par cette opération, le groupe d’Asamaowei innove et se distingue dans la mesure où il est le premier opérateur pétrolier africain à entrer dans le secteur congolais des hydrocarbures, établissant ainsi un premier partenariat Sud-Sud. La production desdits gisements porte sur un champ de 32 millions de barils, d’une durée de vie de 25 ans, a annoncé le ministère de tutelle congolais. D’une superficie de 134,2 km2 et d’une profondeur de 500 m, le permis d’exploitation Sounda est issu de l’ancien permis Marin VI, situé dans la zone offshore.

Un second souffle pour l’industrie pétrolière congolaise

La production a été annoncée alors que l’industrie énergétique congolaise a connu un retour inattendu au cours de l’année dernière, en raison des découvertes majeures de l’Italien ENI et du groupe français Total. Une production qui a contribué au redressement d’une économie endettée et en proie à des troubles politiques, à la corruption. Le Congo en est à son deuxième contrat de partage de production depuis le début de l’année. Outre celui avec le Nigeria en mars dernier, le ministère des Hydrocarbures avait attribué à la société américaine Kosmos Energy l’exploration de Marine XXI, également un bloc offshore.

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Pelfaco se targue de sa présence dans plusieurs africains, mais aussi de ses compétences de base couvrant toutes les phases des projets dans le domaine des hydrocarbures. Il s’agit notamment de la planification, de la conception, de l’ingénierie, de la construction, de l’installation, de la maintenance et de l’exploitation.

Source : La Tribune Afrique

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