Centrafrique : mouvement « Requin », le bras armé de Touadera

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Bangui. Passage en force des organisations de soutien au président Touadera.

L’actualité centrafricaine est détournée de la tragédie de Paoua pour se focaliser sur la guéguerre politique sur le même sujet de Paoua.

Cette fois, vient de naître la milice du chef de l’État, le mouvement â€� Requin â€�. Ceci en réponse à  la création du mouvement â€� E Zingo Biani â€� regroupant organisations de la société civile et plus d’une vingtaine de partis politiques sous le lead du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) de Gervais Lakosso.

Pour se rendre à  l’évidence, CNC a eu copie d’un document attestant de la création du â€� Requin â€� depuis le 2 janvier 2019 à  Bangui.

â€� Le but de la création du mouvement Requin est de parer à  toutes les éventualités à  savoir : contrôler toutes les actions subversives de l’opposition ; de dénoncer certains opposants nuisibles et venimeux ; de lutter contre les actes de terrorisme dans les arrondissements et les quartiers ; d’identifier certains auteurs et co-auteurs des désordres dans le pays ; de mettre la main sur certains fauteurs de trouble pour les remettre aux forces de l’ordre ; l’utilisation de la filature est de mise â€�, peut-on lire dans ce document.

à€ en croire notre source, l’effectif des Requins à  Bangui et Bimbo sont de six mille cinq cents (6500) à  raison de 500 par arrondissement et les 5 Bimbo.

En outre, les démembrements sont coordonnés par 50 coordonnateurs locaux.

Le Centrafricain lambda s’interroge encore sur une telle initiative intervenue au moment où le peuple veut se voir plus que jamais uni.

Est-ce le rôle de â€� Requin â€� de traquer les â€� fauteurs â€� de trouble ?

Que vise le président Touadera à  travers ce mouvement, étant donné que l’expérience périlleuse des mouvements similaires (COCORA et COUAC sous le régime Bozizé) a déjà  démontré leurs limites?

Qui vivra verra…

Source : ABangui

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