Centrafrique : Pour la vraie POLITIQUE et la BONNE GOUVERNANCE, Firmin Ngrébada promet le succès de son gouvernement

0
49
Lancement


Présenté aux élus de la nation qui l’ont adopté, le discours-programme du gouvernement que dirige Firmin Ngrébada est appréciable du point de vue de son contenu. Lepotentielcentrafricain.com dans ce présent article, met l’accent sur le troisième volet qui concerne la POLITIQUE et la BONNE GOUVERNANCE.

En effet, dès son investiture, le 30 mars 2016, faut-il le rappeler, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA a pris l’engagement ferme de faire du retour de la sécurité et de la paix, sa première priorité. Grâce à  cette vision politique, les négociations de Khartoum ont abouti à  la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine.

S’agissant de l’ancrage politique, selon le Premier ministre Ngrébada, il sera question de travailler à  redynamiser entre autres, le cadre de fonctionnement des partis politiques et l’amélioration du Code Electoral en vue des préparatifs des Elections législatives et Présidentielle de 2020. Pour lui, concernant le domaine de la Réforme et de la modernisation de l’administration, son Gouvernement optera pour une approche globale, privilégiant des aspects qualitatifs pour un changement en profondeur de l’administration publique. Il faudra procéder à  l’évaluation de l’ensemble des structures de l’administration publique centrale, déconcentrée et décentralisée et y apporter des solutions adaptées. C’est-à -dire qu’il faut asseoir une stratégie scientifique de réforme et de modernisation de l’administration devant accompagner le pays vers l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD) d’ici 2030.

Ngrébada a promis de s’appesantir sur quatre groupes d’actions menées dans ce domaine : la maîtrise de la masse salariale, l’amélioration des conditions de travail des Fonctionnaires et Agents de l’Etat (FAE), le rajeunissement de la fonction publique et la restauration de l’autorité de l’Etat. En ce qui concerne la maîtrise de la masse salariale et le renforcement de l’efficacité de la gestion des Fonctionnaires et Agents de l’Etat, je procéderai : au recensement des Fonctionnaire et Agents de l’Etat et le toilettage du fichier de la solde ; à  l’implantation de la Gestion Informatisée des Rémunérations des Agents et des Fonctionnaires de l’Etat (GIRAFE) ; au renforcement des capacités des Directeurs de Ressources des départements ministériels sur les tables de solde et la GIRAFE ; à  l’élaboration du Répertoire Interministériel des Métiers de l’Etat (RIME) ; à  la relecture du guide normatif de classification et de gestion des emplois ; à  l’adoption d’un cadre organique de l’administration centrafricaine comme indicateur de la maîtrise des emplois de responsabilité et de la masse salariale.

Bien que la situation de crise avérée ait réduit les ressources financières de l’Etat, la régularité des salaires, des bourses et des pensions est assurée à  terme échu. De plus, le règlement des arriérés des salaires des Fonctionnaires et Agents de l’Etat, accumulés par les au cours des années passées, a été largement entamé ainsi que les arriérés des Départ volontaire assisté (DVA). De même, le paiement régulier des pensions des retraités de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) est assuré et l’apurement progressif de leurs arriérés a déjà  commencé.

Dans ce contexte, les actions du Premier centrafricain s’inscrivent dans une perspective inclusive d’activités de réforme et de modernisation de l’administration publique qui mettra les centrafricains au centre des préoccupations, afin de leur assurer des services de qualité et de mieux répondre aux multiples exigences sans cesse croissantes et variées de la population. Par ailleurs, a-t-il rassuré, son Gouvernement s’engage à  poursuivre l’amélioration des conditions de travail des Fonctionnaires et Agents de l’Etat, tout en rajeunissant progressivement la Fonction Publique, à  restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, à  redéfinir un cadre global de réforme et à  élaborer et mettre en exécution, le Programme National de Développement Institutionnel de la République Centrafricaine et sa stratégie de mise en œuvre.

C’est pour dire que le gouvernement de Ngrébada: continuer et achever la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire pour rassurer les populations et leur fournir des services de qualité et de proximité ; assurer la régularité du paiement des salaires ; éponger progressivement les arriérés de salaires des régimes précédents ; poursuivre et faire exécuter, toutes les réformes déjà  entreprises ou programmées, pour asseoir une véritable administration de proximité, effectivement au service de la population ; renforcer les capacités techniques et managériales des FAE ; pérenniser les réunions mensuelles et les activités du Comité des Directeurs de Ressources afin de se partager les difficultés rencontrées et de trouver ensembles les solutions idoines ; poursuivre et améliorer l’applicatif de Gestion Informatisée des Rémunérations des Agents et des Fonctionnaires de l’Etat (GIRAFE) ; poursuivre et parachever les activités du Répertoire Interministériel des Métiers de l’Etat (RIME) ; harmoniser et vulgariser les outils modernes de gestion publique à  travers les manuels de procédures et l’informatisation de l’Administration au niveau national.

Il faut noter également que le Gouvernement promet de mettre tout en œuvre pour revitaliser nos régions et communes, par le rapprochement de l’administration des citoyens, la consolidation de la démocratie et la promotion du développement local. La première phase de cette approche touche les communes des Préfectures de la Vakaga (Médine, Ouandja et Ouada Djallé) de Bamingui Bangoran (Dar El Kuti) et Vassako et du haut Mbomou (Obo et Zemio). Au Sud-ouest, des stratégies similaires sont également engagées. Que les compatriotes de Bambouti (dans la Haute-Kotto) de Ngolom Gosso (dans le Bamingui Bangoran) de Abba (dans la Nana-Mambéré) de Bambio (dans la Sangha-Mbaéré) etc, jouissent au même titre que les autres, des bienfaits du rayonnement de l’Etat et se sentent ainsi pleinement considérés dans leur citoyenneté.

« De même, il sera procédé à  la création de 10 centres de formations professionnelles sur les métiers essentiels adaptés aux réalités socio-économiques de notre pays. Dans un court délai, le Gouvernement procédera, grâce au concours de la Banque Mondiale, à  une étude relative à  la Formation Professionnelle et l’Employabilité des jeunes en Centrafrique. Mon Gouvernement s’engage, en partenariat avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à  promouvoir l’emploi décent des jeunes, à  poursuivre et à  pérenniser la formation de plusieurs acteurs nationaux dans divers métiers. Dans le domaine de la Protection Sociale, le Gouvernement mettra en œuvre la Résolution n°202 sur le Socle de Protection Sociale. Mon Gouvernement s’engage également à  mobiliser les ressources indispensables à  la mise en œuvre effective du programme d’assurance maladie, qui éprouve des difficultés en matière de prise en charge sanitaire. En collaboration avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT), mon Gouvernement s’engage à  mobiliser les ressources indispensables à  la mise en œuvre effective du programme d’Assurance Maladie qui répond au souci majeur des compatriotes travailleurs, éprouvant des difficultés en matière de prise en charge médicale », dira le PM Ngrébada tout en ajoutant que l’éducation joue un rôle primordial dans le développement des nations. Elle contribue, dans une large mesure, à  l’intégration et à  la cohésion sociale. Elle est de ce fait, un vecteur multiplicateur de croissance pour toute la nation et un moyen efficace de lutte contre la pauvreté. En vue de contribuer au renouvellement du contrat social entre l’Etat et la population, le Gouvernement s’est attelé à  redéployer l’enseignement primaire sur tout le territoire national avec le soutien des partenaires de l’Education tels que l’UNICEF, l’UNESCO, la Banque Mondiale, l’Union Européenne et l’AFD. Donc, son gouvernement travaillera au redressement de la situation en assurant l’égalité des chances à  tous les enfants centrafricains l’accès à  l’école, une école gratuite et obligatoire jusqu’à  l’âge de 16 ans. Mais l’accès à  l’école suppose aussi et surtout la disponibilité des enseignants. « Je mettrai en place un système de lutte contre les faux diplômes. Les détenteurs des faux diplômes seront naturellement poursuivis en justice et éventuellement sanctionnés en cas de culpabilité établie. Le phénomène « maîtres-parents » qui tend à  s’institutionnaliser partout dans nos villages doit vite disparaître car incompatible avec l’exigence de l’école pour tous », A souligné Ngrébada.

Concernant le domaine de la Diplomatie, les actions que Ngrébada aura à  mener s’inscrivent dans la poursuite de la mobilisation de la communauté internationale en faveur de notre pays pour sa stabilisation, sa sécurisation et son relèvement économique. A cet égard, des activités au plan bilatéral et multilatéral seront engagées.

Le Gouvernement a inscrit dans ses priorités les questions politiques majeures, à  savoir : la définition d’un cadre référentiel des exigences de la bonne gouvernance à  tous les niveaux ; la mise en place d’un mécanisme transparent de recrutement dans la Fonction Publique ; la reconstitution nécessaire de l’état civil ; la redynamisation du cadre de fonctionnement des partis politiques afin de faire d’eux des acteurs dynamiques, dans le domaine de la paix, de la tolérance, de la démocratie ainsi que du respect de la diversité et de la citoyenneté centrafricaine ; des réflexions en vue de la création d’un cadre légal sur la citoyenneté, la protection des minorités et le principe de laïcité prévu par la Constitution. Cette série de mesures sera renforcée par : la mise en œuvre des comités préfectoraux et techniques de sécurité prévus par l’Accord de paix ; la mise en place d’un Plan National pour la Prévention de l’Incitation à  la Haine et à  la Violence ; la définition d’un statut pour les Anciens Chefs d’Etat ; une vaste campagne de sensibilisation sur la réconciliation nationale et la cohésion sociale afin de consacrer le vivre ensemble.

Source : ABangui

Laisser un commentaire