Afrique du sud : l’ANC remporte les législatives mais perd du terrain

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Le Congrès national africain (ANC) a largement remporté les élections législatives en Afrique du Sud, selon les résultats provisoires du scrutin de mercredi dernier. Toutefois, le parti a enregistré une baisse par rapport à son score de 2014.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa est quasiment certain de garder son poste à la tête de la nation arc-en-ciel. Son parti, le « All Nation Congress » (ANC) a remporté les législatives du mercredi 8 mai selon les résultats provisoires publiés ce samedi matin par la Commission des opérations électorales, et qui portent sur près de 99% des 23.000 bureaux de vote que compte le pays. A l’issue du dépouillement, l’ANC a recueilli plus de 9 millions de voix sur les 17 millions des suffrages exprimés valables, soit un peu plus de 57 % des suffrages. De quoi assurer au parti une majorité à l’Assemblée nationale et garantir à Cyril Ramaphosa d’être élu président du pays par les députés.

Cette victoire de l’ANC n’occulte toutefois pas la perte de terrain du plus grand parti d’Afrique du sud depuis la fin de l’Apartheid. Le résultat de l’ANC à ces législatives de 2019 sont en effet en recul de cinq points par rapport à celui du scrutin de 2014 avec les 62% des voix engrangés par le parti. C’est aussi le plus mauvais jamais réalisé par le parti de Nelson Mandela en vingt-cinq ans de pouvoir. L’ANC n’est pas le seul parti qui a perdu du terrain puisque le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), est arrivée en seconde position avec 20 % des voix, en baisse par rapport aux 22% de 2014. Seul le parti des « Combattants pour la liberté économique » (EFF) de Julius Malema, qui est arrivé à la troisième place a enregistré une progression avec plus de 10% des voix contre 6,35% en 2014.

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Nouveaux défis

Avec cette victoire, le président Cyril Ramamphosa sera investi dès les 25 mai prochain à la suite de son élection par les députés. Élu en décembre 2017 à la tête de l’ANC, l’ancien leader syndicaliste a remplacé l’ex chef d’Etat Jacob Zuma à la présidence après de graves accusations de corruption qui ont fortement entachée l’image du parti.

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La lutte contre la corruption est d’ailleurs l’un des principaux sujets sur lesquels Cyril Rampahosa a fait campagne. Le président s’est aussi engagé à relancer l’économie de la première nation industrialisée du continent, deux chantiers prioritaires qui visent surtout à redorer l’image de parti historique sud-africain. Le nouveau président est attendu sur plusieurs dossiers alors que le pays traverse une conjoncture économique assez difficile, qui a amplifié les inégalités sociales et territoriales dans le pays.

Source : La Tribune Afrique

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