Mali : le président IBK fixe le cap au gouvernement de Boubou Cissé

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Le nouveau gouvernement malien a tenu, mercredi 8 mai, son premier conseil des ministres sous la présidence du président IBK. L’occasion pour ce dernier de décliner les priorités pour le cabinet dirigé par Boubou Cissé, «un gouvernement de mission et d’actions» qui devrait faire face à une amplification des défis sécuritaires et sociopolitiques.

C’est la sixième fois que le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) se prête au même rituel depuis son arrivée au pouvoir en 2013 : la session inaugurale du conseil des ministres avec un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement. Après la nomination le 5 mai dernier, des membres de la nouvelle équipe de Boubou Cissé, le gouvernement s’est réuni pour la première fois en conseil des ministres, le mercredi 8 mai au palais présidentiel de Koulouba à Bamako, sous la présidence du chef de l’Etat malien. L’occasion pour le président IBK de fixer le cap à son Premier ministre et aux membres du gouvernement qu’il a d’abord tenu à saluer «pour le choix porté sur leur personne dans un contexte socio-politique et économique difficile».

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Feuille de route

Selon un communiqué de la présidence malienne publié à l’issue de la rencontre, le président a invité le Premier ministre et les membres du gouvernement à tout mettre en œuvre pour «améliorer l’action gouvernementale». Il s’agit des défis prioritaires auxquels est confronté le pays depuis quelques années notamment la mission «d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national, de poursuivre la mise en œuvre des lois d’orientation et de programmation militaire et de sécurité intérieure ainsi que du plan de sécurisation intégrée des régions du centre du pays, ainsi que de renforcer l’accès des populations aux services sociaux de base notamment sur le plan de la justice, de l’éducation et de la santé ».

Le chef de l’Etat a également insisté sur la nécessité de «consolider l’unité nationale», d’organiser, «dans un meilleur délai», le dialogue politique inclusif préconisé par l’Accord politique de gouvernance du 2 mai, et de poursuivre les efforts dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

Le président IBK a également appelé l’équipe gouvernementale à «œuvrer à la construction d’une économie émergente en tenant compte notamment des exigences de l’espace UEMOA», à «renforcer les actions du gouvernement pour l’apaisement du climat social», et à «entreprendre des initiatives pour la valorisation des produits nationaux».

Afin de réussir ses missions, le président IBK a appelé le nouveau gouvernement à travailler en équipe.«Je souhaite qu’au sein du gouvernement, qu’il y ait le plus grand esprit d’équipe, pas de jeu solo, personne ne se sauvera sans les autres, c’est l’équipe, et l’équipe Mali ne peut perdre et n’est destinée qu’au gain», a insisté le chef d’Etat malien.

Un gouvernement de large ouverture pour une mission difficile

Le nouveau gouvernement a été nommé le 5 mai suite à la signature d’un accord politique entre partis de la majorité et certains partis de l’opposition ainsi que des représentants de la société civile. Bien que plusieurs grandes formations manquent à l’appel, notamment l’URD du chef de file de l’opposition Soumeila Cissé, c’est un gouvernement de large ouverture qui a été imposé par l’amplification des défis sécuritaires et socio-économiques sous le mandat de l’ancien Premier ministre démissionnaire, Soumeylou Boubèye Maiga.

Selon les termes de l’accord politique, le nouveau gouvernement aura deux ans pour accomplir sa mission. Un délai relativement court au regard des nombreux défis sécuritaires et revendications sociales qui persistent, malgré les nombreux accords signés ces dernières années tant sur le plan politique que sécuritaire.

Source : La Tribune Afrique

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