Centrafrique : ‘’’Pour la relance économique, mon Gouvernement travaillera inlassablement à  l’amélioration des conditions de vie de nos populations », Dixit Firmin Ngrébada

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Bangui, le 06 avril 19

Votre site lepotentielcentrafricain.com a promis de faire une large diffusion sur le discours-programme du premier ministre Firmin Ngrébada qui a été validé par les députés. Après la première partie consacrée dans l’une de nos précédentes publications, le présent article met un accent particulier sur le deuxième volet de ce programme-politique en ce qui concerne la RELANCE ECONOMIQUE.

Pour le patron de la Primature, son Gouvernement travaillera inlassablement à  l’amélioration des conditions de vie des populations. Cela, dit-il, implique une lutte implacable contre la pauvreté endémique qui frappe les populations. D’ailleurs, c’est un sujet de préoccupation majeure et quotidienne de l’immense majorité des centrafricains aujourd’hui confrontée à  l’insécurité alimentaire ainsi qu’à  la malnutrition, et dont l’espérance de vie n’a cessé de décliner depuis plusieurs décennies.

Le PM Ngrébada veut par-là , situer l’opinion nationale sur la problématique de création des emplois et des richesses à  travers la relance économique. Faut-il le rappeler pour nos lecteurs, depuis plusieurs décennies, la RCA se trouve en queue de peloton de l’Indice de Développement Humain. Certes, le pays enregistre depuis quelques années, une amélioration en termes de taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) annuel oscillant entre 4,3 % et 4,8 %, le plaçant ainsi dans le peloton de tête dans la zone CEMAC.

Cependant, force est de constater que ce taux de croissance positif consécutif, s’il traduit bien les efforts consentis pour faire sortir l’économie du gouffre de 37 % dans lequel est tombée la richesse nationale en 2013, il reste néanmoins inférieur au seuil minimal général admis de 7 % pour obtenir une réelle inversion de la courbe de la pauvreté dans le pays, compte-tenu de la forte croissance démographique.

Pourtant, l’atteinte et le dépassement de ce seuil sont une exigence vitale du pays, une grande attente pour les populations, dans la perspective des Objectifs de Développement Durable dans l’horizon projeté. Cette situation est majoritairement due à  l’insécurité régnant sur une bonne partie du territoire, mais aussi à  un climat des affaires encore perfectible, à  une faible augmentation des crédits à  l’économie et à  un développement incontrôlé du secteur informel couplé à  la fraude fiscalo-douanière.

En dépit de la croissance positive enregistrée depuis 2014, et bien que les efforts consentis depuis lors soient objectivement importants, il reste, selon Firmin Ngrébada, beaucoup à  faire pour améliorer significativement les conditions de vie des centrafricains.

« l’Accord qui est signé aujourd’hui doit permettre de cesser les violences, d’instaurer un climat de paix et de s’atteler aux travaux de reconstruction et de développement dans le souci constant d’assurer une juste redistribution des richesses nationales. Notre vœu le plus ardent, c’est que toutes les parties se conviennent à  accélérer la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA) qui a été conçu dans une démarche inclusive pour offrir à  chaque préfecture et sous-préfecture ainsi qu’aux arrondissements de Bangui des projets de développement. Nous devons viser l’objectif du minimum vital commun en travaillant, de sorte que dans chacune des 16 préfectures de notre pays, nous lancions urgemment des projets de développement et d’infrastructures socio-collectives de base », A déclaré le président Touadéra. En termes clairs, il s’agit, dès à  présent pour le PM Ngrébada de donner un coup d’accélération et un recalibrage à  la mise en œuvre du RCPCA, prioritairement en faveur des zones et populations sinistrées, mais également de l’ensemble du territoire de la République centrafricaine.

C’est ainsi qu’en conformité avec l’accord de paix et de réconciliation, le Gouvernement s’engage à  mettre en place un programme d’urgence de réhabilitation des communautés à  la base à  travers les chantiers d’infrastructures socio-économiques dans certaines préfectures ; cela concerne notamment les marchés, centres de santé, points d’eau potable et écoles, pour ne citer que ceux-là .

Aussi, le Gouvernement initiera 04 fora pour le développement régional à  Birao, Bangassou, Bouar et Mbaïki, en vue d’identifier des filières de production et de création d’emplois. A cet effet, les Etats amis et les Organisations Internationales se sont engagés à  accompagner les parties prenantes dans la mise en œuvre effective de cet accord à  travers un soutien politique, sécuritaire, technique et financier. Donc, toutes les préfectures seront dotées de programmes et projets identifiés et répondant à  leurs préoccupations spécifiques, principalement dans les secteurs sociaux. Ceux-ci seront complétés par des projets de réalisation ou réhabilitation d’infrastructures et de développement d’activités économiques. La priorité est donnée aux préfectures qui n’ont pas encore beaucoup de projets, comme la Basse-Kotto, le Bamingui Bangoran, le Haut- Mbomou, le Mbomou et la Vakaga, du fait des difficultés d’accès et de l’insécurité.

Bien entendu pour le Chef du gouvernement, les projets continueront d’être implantés dans les zones déjà  retenues, conformément au plan arrêté dont l’objectif vise à  atteindre, à  moyen terme, un taux de croissance d’au moins 7 % du PIB afin que, la courbe de la pauvreté endémique, une des causes structurelles des crises, soit inversée. Cette politique économique volontariste s’appuiera selon Firmin Ngrébada, sur plusieurs axes dont les principaux sont : la réhabilitation des infrastructures existantes et la création de nouvelles ; la fourniture en quantité et en qualité des facteurs de production telles que l’eau, l’électricité et les nouvelles technologies de la communication et de l’information ; la relance des activités agricoles, sylvicoles et pastorales, ainsi que celles des secteurs des mines et de la géologie ; l’amélioration de la gestion des finances publiques pour garantir le financement endogène et pérenne de la croissance ; le redressement du secteur parapublic et public ; et bien évidemment, l’amélioration du climat des affaires afin de booster l’investissement privé domestique et étranger.

« Dans un pays enclavé comme le nôtre, les infrastructures urbaines et rurales, terrestres, fluviales et aériennes constituent le socle du développement, puisqu’elles permettent de connecter nos différentes contrées entre elles, et également notre pays à  l’extérieur », Dira Firmin Ngrébada qui a prévenu que dans l’avenir, son gouvernement entend porter ses efforts en matière des infrastructures d’abord sur le réseau prioritaire et ensuite, sur les grands programmes et projets de désenclavement intérieur et extérieur. Pour atteindre ces résultats selon lui, les axes stratégiques suivants sont prévus : la Construction et la réhabilitation des infrastructures de transport notamment le réseau routier urbain, les routes nationales, les routes régionales ainsi que les ouvrages d’art, les voies navigables, les aéroports et les aérodromes ; renforcement du cadre institutionnel du secteur ; coordination du mécanisme de mobilisation des ressources financières et de suivi-évaluation des activités. Il est à  préciser qu’en matière d’exécution et financement des projets d’infrastructures, outre le budget national et le financement extérieur, le Gouvernement s’appuiera également sur le Partenariat Public-Privé.

« La fourniture en quantité et en qualité suffisantes des facteurs de production telles que l’eau, l’énergie et les nouvelles technologies de l’information et de la communication est nécessaire pour la vie quotidienne de nos populations mais sont en plus, des éléments créateurs de richesses et d’emplois. Mon Gouvernement s’attèlera à  y travailler en priorité pour répondre aux attentes du peuple. Concernant le domaine de l’eau et de l’assainissement, je suis conscient de l’aspect urgent de ce besoin car « l’Eau c’est la vie ». Dans l’immédiat, des travaux de forages sont envisagés dans la ville de Bangui, grâce au financement de la Banque Mondiale », a affirmé Firmin Ngrébada tout en réaffirmant sa disponibilité à  poursuivre les travaux de développement des infrastructures d’eau potable et d’assainissement tant en milieu urbain que rural à  travers des projets en cours de réalisation.

Afin de remédier à  cette situation, son Gouvernement s’engage à  mettre en œuvre des projets urgents d’augmentation de la capacité et de diversification des sources de production énergétiques. Ainsi le Gouvernement s’emploiera à  : augmenter l’offre d’électricité pour Bangui et ses environs afin d’alléger les délestages ; parachever le champ solaire de Danzi ; substituer progressivement les centrales thermiques existantes par des centrales hydroélectriques ou solaires ; – poursuivre les travaux du projet de la centrale hydroélectrique de Boali 3, Dimoli et Lobaye ; augmenter le taux d’accès à  l’électricité actuellement d’environ 3% à  15% d’ici 2025 ; mettre en place un plan National de promotion des Energies renouvelables et un important document de projet pour mobiliser les financements des fonds vert climatique.

Si les infrastructures et les facteurs de production constituent la base de notre politique de croissance accélérée, il demeure évident selon Firmin Ngrébada que les secteurs productifs à  savoir l’Agriculture, l’Elevage, la Forêt, les Mines et Géologie sont les fondamentaux du développement d’un pays comme le nôtre.

La gestion efficace des ressources financières du pays nécessite des réformes et des outils appropriés pour impulser la croissance et le développement de manière endogène. Pour ce faire, le Gouvernement de Ngrébada promet de procéder, dans un délai raisonnable, à  la réorganisation des régies financières et prendra des mesures idoines afin de permettre à  l’Etat d’accroître les recettes publiques et de lutter efficacement contre la fraude.

A court terme, selon lui, l’objectif est d’impulser la mobilisation des ressources internes qui devrait passer du niveau actuel à  plus de 10 % du PIB. Donc, il est question de renforcer la coopération avec les partenaires techniques et financiers et maintenir les échanges avec le FMI, afin de consolider les acquis des réformes engagées, et partant, de favoriser la mobilisation des ressources additionnelles auprès d’autres bailleurs de fonds. « En ce qui concerne la gestion des dépenses publiques, l’attention du Gouvernement sera portée sur le strict respect de la chaîne et la qualité des dépenses afin d’éviter à  l’Etat des engagements des dépenses sans contrepartie. Aussi, mon Gouvernement travaillera à  une bonne maîtrise des dépenses. Je veillerai à  ce que les ressources financières de l’Etat soient mieux dépensées c’est-à -dire avec sérieux et responsabilité, en tenant compte de la justice sociale et de la productivité économique », A-t-il promis.

Source : ABangui

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