Renforcement de capacité pour répondre aux crimes contre les enfants

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Une seizaine d’officiers de la protection de l’enfant et dix points focaux dudit secteur, venus de l’UNICEF et de la MINUSCA Section Protection de l’Enfant et de la Division Droits de l’Homme, ont pris part, du 9 au 13 avril à  Bangui, à  un atelier de formation organisé par la MINUSCA et la Justice Rapid Response (JRR), avec pour but de renforcer la surveillance, les investigations et le compte-rendu en matière de crimes contre les enfants.

L’atelier, qui s’est tenu sous la facilitation de deux formatrices, Véronique Aubert et Danaé van de Straten, respectivement experts en crimes contre les enfants et de la protection des enfants et des violences sexuelles, fait suite aux efforts de la section de Protection de l’enfant du DPO/Bureau des normes et des meilleures pratiques des opérations de maintien de la paix. La formation dans le domaine des investigations des crimes contre les enfants a été identifiée comme un des domaines peu explorés dans la formation au sein des Nations unies.

Ce moment d’échanges interactifs a permis de passer en revue plusieurs sujets, notamment le mécanisme de surveillance et de documentation sur les six violations graves des droits des enfants, les méthodes pour s’assurer que les investigations respectent les meilleurs intérêts des enfants, la préparation des investigations et la documentation, la gestion de l’information et la vérification des allégations quand l’accès n’est pas possible pour cause d’insécurité, et enfin l’analyse.

La formatrice Véronique Aubert a exprimé sa satisfaction à  pouvoir échanger des expériences avec des participants aussi motivés. ‘’’ Le peuple centrafricain mérite justice, et les efforts de la MINUSCA pour combattre l’impunité des crimes contre les enfants, un aspect souvent négligé, est admirable et mérite de faire école », a-t-elle dit.

‘’’Pendant que nous travaillons activement à  protéger les enfants à  travers le dialogue et des plans d’actions, notre combat contre l’impunité des crimes graves contre les enfants s’étend au-delà  du mécanisme de surveillance et de la communication, par exemple au Tribunal pénal spécial et au Cour pénale internationale. Nous pouvons aussi faire mieux, et devons-nous assurer que pour la responsabilité pénale, notre documentation est de la plus haute qualité », a expliqué Nathalie ben Zakour Man, Conseillère Principale à  la protection de l’enfant.

Pour sa part, le directeur de la Division des droits de l’Homme et représentant du Bureau du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme en Centrafrique Musa Gassama, a fait valoir que ‘’’Les officiers de protection de l’enfant et des droits de l’Homme de la MINUSCA viennent d’horizons différents. Nous partageons un objectif commun et le devoir faire face la responsabilité des crimes contre les enfants ».

La Justice Rapid Response travaille avec différents partenaires, y compris le Bureau des Nations unies pour la femme, en vue de renforcer la responsabilité vis-à -vis du Code pénal international et les graves violations des droits humains. Sa participation dans cet atelier a été rendue possible grâce au support Programme des opérations de paix et de stabilisation du gouvernement canadien.

Source : ABangui

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