Coup d’Etat présumé en Guinée-Equatoriale : Essono Ondo libéré de sa détention au Tchad

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«J'ai été détenu pendant 13 jours. J'étais très anxieux et préoccupé que l'on me rapatrie ici clandestinement», a fait savoir à l'AFP Andres Essono Ondo dans une déclaration faite depuis sa résidence de Malabo.

Tout comme son arrestation qui a tardé à être confirmée, la libération d’Andres Essono Ondo a tardé à revêtir un cachet officiel. Et pourtant cet opposant à Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est bien rentré libre ce 24 avril à Malabo. Même si pour l’heure, la justice équato-guinéenne n’a pas encore indiqué si elle allait enclencher une procédure contre lui, les accusations de préparation d’un coup d’Etat présumé pour renverser le président au pouvoir pendent toujours au-dessus de sa tête.

Treize jours de détention, une brusque libération et un retour en catimini. Pendant ces deux semaines de détention au Tchad, Andres Essono Ondo sera passé par toutes les phases d’incertitude. Libéré le 24 avril 2019, l’opposant au régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est rentré en catimini, le même jour à Malabo, la capitale de la Guinée-Equatoriale.

«J’ai été détenu pendant 13 jours. J’étais très anxieux et préoccupé que l’on me rapatrie ici clandestinement», a fait savoir à l’AFP Andres Essono Ondo dans une déclaration faite depuis sa résidence de Malabo.Tout comme son retour en catimini, son arrestation le 11 avril dernier, a tout aussi été furtive.

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Ce jour-là, il avait été arrêté alors qu’il se rendait à Guera, à 500 km de N’Djamena pour assister au congrès de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) de l’opposant tchadien Saleh Kebzabo. Entendu dans les locaux de la très redoutée Agence nationale (tchadienne) de Sécurité (ANS), avant d’être placé en détention.

Incertitude judiciaire au-dessus de la tête d’Essono Ondo

En prenant contact avec leurs homologues tchadiennes, les autorités équato-guinéennes avaient expliqué en substance que le voyage au Tchad d’Andres Essono Ondo n’était qu’une couverture destinée à se procurer des armes dans le but de fomenter un coup d’Etat présumé afin de tenter de renverser Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Des accusations démenties par l’UNDR qui avait convié le leader de la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) à son congrès.

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Dans un communiqué publié pour confirmer la libération de l’opposant équato-guinéen, Saleh Kebzabo renseigne qu’Andres Essono Ondo a été libéré sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui. «Le Tchad n’est pas un marchand d’arme ni un fournisseur des mercenaires», dénonce le communiqué qui pointe par la même occasion, un « amateurisme des services de sécurité» tchadiens.

Cependant avec son retour, Andres Essono marche sur un chemin pavé d’œufs. Sans doute trop occupée à instruire le procès du coup d’Etat manqué de Noël 2017, la justice équato-guinéenne n’a pas fait savoir si elle allait instruire un dossier à son encontre. Une incertitude qui laisse planer sur sa tête, le spectre d’une autre menace.

Source : La Tribune Afrique

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