Lancement à  Bangui d’un nouveau programme de réintégration socioéconomique des ex-combattants

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Le ministre en charge du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants, Maxime Mokom, a annoncé, vendredi 19 avril 2019 à  Bangui, le lancement des activités de réintégration socioéconomique des ex-combattants dans six nouvelles villes centrafricaines pour un montant de 5,080 milliards de francs CFA et l’atelier d’harmonisation des approches dans la mise en œuvre desdites activités en République Centrafricaine.

Le programme du DDRR en République centrafricaine, financé par la Banque mondiale, sera exécuté, par deux organisations humanitaires que sont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et ACTED, qui ont signé un contrat de service avec le ministère du DDRR.

Les villes concernées par ce nouveau programme sont : Paoua (nord-ouest), Koui et Bouar (ouest), Ndélé et Bria (nord), Birao (nord-est) et la capitale Bangui. Environ 5000 ex-combattants seront concernés par ce programme de réintégration socioéconomique.

Depuis 2013, la République centrafricaine a subi une crise politico-militaire, dont les stigmates sont encore vivaces. Pour y faire face, le gouvernement a élaboré le ‘Programme de réintégration des ex-combattants en Centrafrique’ (PREC), un projet découlant d’un accord de paix entre ledit gouvernement et les groupes armés, au sortir du Forum de Bangui de mai 2015.

Le grand DDRR lancé par le président Faustin-Archange Touadéra à  Paoua en décembre dernier a été testé en aoà»t 2017 par le gouvernement, à  travers un mini-programme dénommé DDRR-pilote. A l’occasion, 232 jeunes ex-combattants ont été intégrés dans les Forces armés centrafricaines (FACA) et 280 autres ont rejoint la vie civile grâce à  un programme de réintégration socioéconomique dans les filières de leur choix, soutenus par des kits d’installation appropriés.

Se prononçant sur le projet, le représentant de la Banque mondiale pour la circonstance, Abderrahim Fraiji, a évoqué trois critères pour réussir cette ambition. Il s’agit, d’après lui, de la disponibilisation des fonds, ce qu’a fait la Banque mondiale, la capacité de mise en œuvre du programme, à  travers l’Unité d’exécution du programme national de DDRR, et la volonté politique, fréquemment exprimée par les autorités centrafricaines.

Source : ABangui

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