Botswana  : opération séduction du président Masisi au Qatar

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L'émir du Qatar Tamim bin Hamad Al Thani et le président botswanais Sasi botswana passant en revue un détachement de l'armée qatarie, le 16 avril 2019 à Doha.

Au Botswana, c’est le président Mokgweetsi Masisi qui se charge de la promotion du pays auprès des investisseurs étrangers. Invité par l’Etat du Qatar pour une visite de deux jours, le chef de l’Etat passe en revue les nombreux accords régionaux et internationaux signés par son pays, les réformes et projets d’infrastructures intra-africains, pour convaincre et attirer les investisseurs.

Mokgweetsi Masisi a lancé une campagne pour vendre les opportunités offertes par son pays, affirmant que le Botswana est une destination de choix pour les investissements. Au Qatar, lors de sa visite de deux jours en début de semaine, sur invitation de l’Emir Tamim Bin Hamad Al Thani, le président botswanais a ainsi présenté son pays comme appartenant à plusieurs organismes régionaux. Grâce à sa position stratégique au sein d’Afrique australe et son statut de membre de nombreux organismes régionaux -qui lui ont permis d’accéder à d’autres marchés tels que l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)– le Botswana ne manquerait pas d’atouts.

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«Le Botswana a signé les accords de la zone de libre-échange tripartite COMESA EAC-SADC ainsi que la ZLECA, la zone de libre-échange continentale africaine, en vue d’étendre son marché à plus de 1,2 milliard d’habitants sur le Continent africain», a déclaré le président botswanais, selon l’agence de presse nigériane (NAN).

Mokgweetsi Masisi a tenu a rappelé au Qatar Business Association que le Botswana avait conclu plusieurs accords d’accès au marché avec différents pays. De ces partenaires figurent l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique, dans le cadre de l’AGOA, de la loi sur la croissance et les perspectives économiques en Afrique.

L’ouverture par les infrastructures intra-africaines

Par ailleurs, le président Masisi a déclaré que le Botswana avait fait un pas de plus pour convaincre ses voisins de s’assurer que l’ouverture de nouveaux marchés sur le Continent et au-delà serait soutenue par les infrastructures nécessaires. A cette fin, il a rappelé le lancement de projets tels que le chemin de fer Trans-Kalahari entre le Botswana et la Namibie ainsi que le pont de Kazungula entre le Botswana et la Zambie.

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Des projets destinés essentiellement à faciliter non seulement la circulation des biens et des services entre les trois pays de la SADC, mais également à l’ensemble de la région. La taille de la population du pays estimée à plus de 2,3 millions d’habitants peut décourager de potentiels investisseurs, mais sur ce point, le chef de l’Etat s’est voulu rassurant, arguant que le Botswana avait beaucoup à offrir en termes de possibilités d’investissements.

Source : La Tribune Afrique

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