Centrafrique : Le jardin, l’or vert qui rapporte gros aux habitants de Bercail dans la commune de Bimbo 3

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Les habitants de Bercail dans la commune de Bimbo 3 vivent pour la plupart à  travers des activités génératrices de revenu. L’Etat centrafricain en sa qualité de premier pourvoyeur d’emploi traîne en longueur, et ces jeunes n’entendent pas croiser les bras. Ils misent sur le travail de la terre.

Le jardin est la principale activité génératrice de revenu qui profite aux habitants de Bercail derrière l’aéroport Internationale Bangui-M ‘Poko. Dans cette partie de la capitale centrafricaine, le sol est fertile, les sources d’eaux sont abondantes, un environnement adapté pour le maraichage. Le panier de la ménagère est rempli de toutes variétés de légumes et fruits frais, même pendant la saison sèche.

Au bercail, la classe sociale moyenne vit en cultivant la terre. Isabelle y vit de belle lurette, elle n’a pas connu le banc de l’école et ne sait pas faire autre chose que l’agriculture. Arrosoir à  la main droite, la mère de deux enfants faufile entre les feuillent de choux et de carotte qui poussent à  merveilles, en racontant son quotidien. «Je suis jardinière, auparavant nous cultivons sur la parcelle de l’aéroport, mais l’asecna nous a délogé à  cause des travaux de construction du nouveau aéroport. On nous a donnée un nouveau site à  ngou-lepka, mais la parcelle est insuffisante vue notre effectif. Chaque année, je garde une partie pour notre consommation et l’autre partie est destinée à  la vente. C’est grâce au jardin que je paye la scolarité de mes enfants et je recouds certains de mes problèmes.», raconte-t-elle

André a passé toute la matinée dans son jardin. A cause de la chaleur, il s’offre une partie de la sieste à  l’ombre d’un manguier. Le vin de palme est un apéritif qui l’aide à  réfléchir sur la délocalisation des jardiniers sur la parcelle de l’aéroport international Bangui M’poko. «L’agriculture représente tout pour moi, je ne peux m’imaginer sans elle. Les gens ont souvent tendance à  négliger ce que nous faisons mais si aujourd’hui j’ai une maison, c’est grâce à  ce travail. Mes enfants fréquentent des écoles privées et ils ne manquent de rien. Mon plus grand projet sera de mettre en place une agriculture mécanisée, afin d’augmenter les rendements», a-t-il martelé.

Cette délocalisation a de multiples conséquences. Caleb a perdu son bout de terre et depuis lors, il s’est convertit en conducteur de mototaxi. «Après qu’on nous a chassé de l’aéroport, je me suis lancé dans une autre activité. J’ai acheté une moto et je fais la navette dans le secteur. J’ai toujours un penchant pour l’agriculture car je suis né dans une famille d’agriculteur. Si tout va bien, j’achèterai une ferme et j’y consacrerai tout mon temps », a-t-il expliqué.

La délocalisation des groupements maraichers sur le site par l’ASECNA intervient lors du lancement officiel du projet de construction et de sécurisation de l’aéroport international Bangui M’poko. Aujourd’hui un nombre important de jeunes est en chômage, les sages de la localité y voient un facteur de banditisme en gestation

Source : ABangui

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