Centrafrique : Au moins 2012 cas de VBG documentés par l’UNFPA en ce début d’année

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Revue


Le Fonds des Nations-Unies pour la Population a documenté en ce début d’année deux mille douze cas de violences basées sur le genre en Centrafrique. Un bilan présenté le 05 avril dernier à  Bangui axé sur la thématique : « la femme et la fille centrafricaines, Santé et droits sexuels et reproductifs ».

La présentation du document est le résultat d’une enquête réalisée par l’UNFPA dans l’optique d’évaluer le nombre et la tranche d’âge des victimes de Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) et Violences Basées sur le Genre (VBG).

Melvine Gueret, Directrice de la promotion et sauvegarde de la famille au ministère des Affaires sociales, précise que cette activité va droit dans la ligne de lutter contre les VGB en Centrafrique, « l’UNFPA en partenariat avec le Ministère en charge de la Promotion de la famille et protection de l’enfant est en train de mener une activité de lutte contre les VBG. Comme vous le savez, l’UNFPA est en train de mobiliser les fonds qui seront orientés en faveur des femmes et jeunes filles surtout pour la protection des personnes qui sont victimes de ces violences. Les cadres dans lesquels nous évoluions vont être révisés et la mise en œuvre pour essayer de faire relever les survivantes tout le long de notre échange. L’accent a été mis beaucoup sur la prise en charge des victimes, cette prise en charge doit être holistique», explique Melvine Guéret.

Il ressort de cette enquête que 2012(deux mille douze) personnes sont directement touchées par les VBG et VSBG lors des deux premiers mois de cette année 2019, « les cas de VBG enregistrés pour ce premier trimestre font état de 2012 personnes victimes des VBG et VSBG. Ces personnes touchées sont recensées dans 28 localités ciblées de la République Centrafricaine. Toutefois, il est remarqué que la violence sexuelle et la violence à  l’égard des femmes et des filles continuent d’être utilisées comme instruments d’intimidation, de représailles et de punition afin de terroriser les familles et les communautés », peut-on lire dans le rapport.

L’UNFPA a indiqué que la présentation de ce rapport intervient sur deux axes consistant à  mobiliser des fonds nécessaires pour apporter une réponse en termes de perspective, « nous avons deux axes sur lesquels nous comptons fort bien nous orienter plus à  savoir : la prévention et la réponse. Notre perspective vise à  mobiliser les ressources pour étendre nos activités dans d’autres villes du pays, nous voulons faire savoir aux victimes des VBG, qu’elles ne sont pas abandonnées. Lors de nos enquêtes sur le terrain, nous remettons des kits de dignité à  ces personnes violées dont l’âge varie de 12 à  60 ans. Ces kits sont composés de seaux d’eau, du savon, de pagnes, sifflet, de couches hygiéniques pour les femmes. Sans omettre aussi la lutte contre l’excision génitale féminine réalisée au mois de février et autres activités liées à  la journée des droits des femmes célébrée au mois de Mars », a indiqué l’UNFPA.

L’UNFPA apporte une assistance technique au gouvernement sur la prévention des pratiques dangereuses sur les femmes mais aussi pour renforcer la résilience des femmes et des filles en Centrafrique afin d’apporter une réponse claire aux problèmes que rencontrent les femmes et les filles centrafricaines.

Source : ABangui

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