« Beaucoup d’espoir sur la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum », selon le SG de la CEEAC au retour de la Mission UNOCA-CEEAC de Paoua

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La dernière étape de la visite de quatre jours en RCA de la Mission conjointe UNOCA-CEEAC a été son déplacement, ce jeudi, dans la ville de Paoua, au nord-ouest de la RCA, afin de toucher du doigt les réalités sur le terrain, en l’occurrence des défis sécuritaires qui se posent dans la région, principalement liés à  la transhumance et au pastoralisme tout le long de la frontière entre la Centrafrique et les pays voisins.

Sur place, la délégation s’est entretenue aussi bien avec les autorités administratives et locales, mais aussi des représentants de la MINUSCA au niveau de son bureau régional, notamment sur les relations entre les communautés de Paoua et de Goré, ville voisine tchadienne, les défis sécuritaires, mais aussi et surtout sur la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation.

« Nous avons eu, aussi bien des autorités administratives que locales et aussi de la MINUSCA, des informations très encourageantes nous disant qu’il y a déjà  la coopération entre la localité de Paoua et la localité de Goré, de l’autre côté du Tchad et qu’un début de coopération entre les autorités a commencé », souligne Ahmad Allam-Mi dans un briefing accordé à  la presse au retour de Paoua.

Du côté de la MINUSCA, ajoute-t-il, « nous avons appris que la sécurisation de la zone est de plus en plus encourageante et qu’il n’y a plus d’incursions, je ne dis pas des groupes armés, puisqu’on parle maintenant d’ex-groupes armés, et des incursions de coupeurs de routes, de voleurs de bétails qui sont à  l’origine plus ou moins de l’insécurité dans cet espace ».

Le principal problème entre agriculteurs et éleveurs, à  en croire le préfet de la ville, Dieudonné Youngaina, est que, d’une part, les bétails, dans leurs mouvements, détruisaient les cultures et, de l’autre, le vol fréquent de bétail. Il en résulte de fréquentes frictions entre les deux groupes. Occasion pour le préfet Youngaina d’annoncer pour le 6 avril prochain une rencontre entre les deux Etats voisins, dont l’objectif est de trouver des solutions idoines pour que soient rétablie la cohabitation entre les deux communautés. Une rencontre où seront débattues des thématiques relatives à  la frontière, la sécurité, la relation entre les Etats, la justice et les attentes.

« Nous sommes appelés à  vivre ensemble parce que nous sommes des populations riveraines », a-t-il fait observer. Autre intervention, celle du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afrique centrale, Francois Lounceny Fall, qui a s’inscrit l’importance de la visite dans cette ville dans l’augmentation des conflit liés, ces dernières années, au pastoralisme et à  la transhumance en Afrique, centrale et de l’Ouest, de façon générale, et qui constituent une réelle menace pour la paix et à  la sécurité. C’est pourquoi, le Représentant spécial a salué l’organisation de la prochaine rencontre qui y est consacrée en vue de normaliser la cohabitation entre les deux communautés.

C’est donc sur une note d’espoir que la délégation a quitté Paoua, surtout que « le pastoralisme, comme le rappelle le Secrétaire général de la CEEAC, n’est pas nécessairement lié à  l’insécurité. Le pastoralisme, l’élevage est aussi un atout. Donc économiquement, un pastoralisme bien contrôlé, un élevage bien contrôlé, une vie paisible entre agriculteurs et éleveurs peut contribuer au développement du pays, comme par le passé, peut-être même aujourd’hui, où l’élevage contribuait à  15% du PIB de la Centrafrique.

Source : ABangui

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