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Centrafrique : « L’attitude du gouvernement porte les germes des dérives autocratiques », selon GSTC.

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BANGUI, 02 Avril 2019 (RJDH)— La marche pacifique organisée par le Groupement Syndicale des Travailleurs Centrafricains (GSTC) ce lundi 01er avril a été empêchée par le gouvernement centrafricain en déployant les forces de l’ordre de la police et de la gendarmerie nationales à la Bourse de Travail, lieu de rencontre.

Evoquant la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016 en son Article 12, le Secrétaire Général du GSTC, Firmin Zoh-Ponguele, estime que le fait d’empêcher une marche pacifique est une violation de la Loi fondamentale de la République par le gouvernement.

« Le droit de grève est garanti et s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent et ne peut, en aucun cas, porter atteinte ni à la liberté de travail, ni au libre exercice du doit de propriété ».

Selon le secrétaire général adjoint du GSTC, Jean Christophe Emelet, les forces de l’ordre ont investi les locaux de la bourse de travail, traditionnellement réservée aux rencontres et réunions des 18 centrales syndicales du pays, en vue d’empêcher le GSTC de concrétiser la marche pacifique qu’il compte perpétrer aujourd’hui.

Pour le secrétaire général adjoint du GSTC, « Il est paradoxal de voir les autorités publiques Centrafricaines d’agir de la sorte en empêchant une association légalement constituée et reconnue pour manifester son mécontentement, en la traquant comme des brigands. Alors que les vrais bandits sont ceux qui viennent d’être honorés à des postes de responsabilité au prix du sang des Centrafricains ». A-t-il martelé.

L’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires de l’Etat en augmentant leur salaire, l’épurement des arriérés de salaire dont le gouvernement s’était engagé de son propre gré d’honorer, le paiement régulier des pensions et en fin, le dialogue avec le gouvernement sur ces différents constituent le mobile de cette marche qui a été empêchée par les forces de l’ordre le lundi matin.

Pour conclure, Jean Christophe Emelet a promis qu’ils ne fléchiront pas dans leurs actions futures, « Nous sommes dans un pays de droit et la Constitution nous donne le privilège de nous exprimer au cas où nos droits sont lésés. Donc nous allons réfléchir pour manifester dans les jours à venir dans tous les arrondissements de Bangui pour être écouté par nos gouvernants », a-t-il précisé.

Il convient de rappeler que deux courriers ont été envoyés au ministère de l’intérieur par le GSTC pour annoncer et légaliser cette marche. Malheureusement, ces derniers n’ont pas été pris en compte. Les mécontentements se multiplient de plus en plus ces jours derniers dans la capitale Bangui

Source : RJDH

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