Centrafrique : La commune de Mbata réclame de l’eau potable

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Si le monde célèbre aujourd’hui la journée mondiale de l’eau sur le thème « Ne laisser personne de côté », quelque part en Centrafrique et en quelques lieux, il y a des oubliés d’eau potables. C’est le cas de la commune de Mbata, dans la sous-préfecture de Mbaïki, où l’eau est une denrée rare dans la région.

De l’eau, oui de l’eau, indispensable à  la vie, n’est malheureusement pas accessible à  d’autres personnes. L’accès à  l’eau potable est aujourd’hui un défi pour les Etats et gouvernements.

La ville de Mbata, dans la Lobaye, avec près de 16 000 habitants éprouve d’énormes difficultés à  se procurer en eaux potables ces derniers temps.

La raison de cette rareté trouve son fondement dans la saison sèche, selon Arnaud Mbalissa, l’un des responsables de la jeunesse de Mbata, « nous sommes confrontés à  ce problème depuis le début de la saison sèche» a précisé Arnaud Mbalissa, et qui se justifie aussi par les nombreuses pannes techniques des forages dans la région, « la majorité des forages qui ont été installés et qui nous ravitaillent en eau sont tous tombés en pannes techniques. Il ne reste que quatre encore opérationnels et pour une dizaine de milliers personnes » a-t-il ajouté.

« Si bien que les femmes parcourent parfois plus de 2 à  3 Km pour chercher de l’eau dans la brousse dont la qualité laisse à  désirer. Nous nous inquiétons pour les conséquences sanitaires sur la population » s’alarme-t-il.

Le service préfectoral des eaux et assainissements de la Lobaye, est dépassé par la situation et la population en appelle au gouvernement, selon la même source. L’accès à  des services d’eau potable et d’assainissement est essentiel pour les droits humains et la dignité, ainsi que la survie, des femmes et des hommes à  travers le monde, en particulier les plus défavorisés. Selon les Nations Unies, aujourd’hui, plus de 663 millions de personnes vivent sans eau potable près de chez elles, passent d’innombrables heures à  faire la queue vers des sources éloignées et à  faire face aux conséquences sanitaires de l’utilisation d’eau non potable.

Source : ABangui

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