La colonisation des russes en Afrique

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La République centrafricaine est un pays riche et pour pleins de raison mais ce qui en fait sa convoitise par tout un tas de pays et de personnes est la richesse de son sol. Alors que la saison sèche n’est pas terminée, période de l’année la plus propice aux trafics en tous genres, les diamants en font partie.

Ces temps derniers, au niveau de Berberati, ville connue pour ses diamants, la convoitise semble se mettre en place.

D’une source sure, le nombre d’avion a augmenté à  Berberati les laissant repartir très certainement le ventre pleins de diamants et autre minerai fort intéressant, volant les centrafricains qui les extraient chaque jour dans la souffrance et la douleur pour gagner de quoi manger et survivre.

Curieusement, ces avions plus nombreux amènent par la même occasion des russes. Il est impossible de savoir combien ils sont à  présent à  Berberati et pourquoi ils sont là . Est-ce que le gouvernement lui-même le sait ?

Sont-ils présents au nom de l’accord de défense signée avec le gouvernement de Touadéra préparant ainsi une quelconque action militaire ? Si c’est cela, il est bien curieux de ne pas le faire ouvertement et d’en avertir la population. Mais ces russes, sont-ils enfin les premiers militaires à  poser le pied en Centrafrique ou est-ce toujours ces mercenaires fonds de tiroir venant se remplir les poches de billets ?

L’autre possibilité et qui semble plus plausible est que leur présence augmente pour mieux exploiter les mines, comme ils le font déjà  dans d’autres pays d’Afrique.

En Guinée, dans la ville du nom de Fria, une société russe, Rusal, a réouvert l’usine de minerai en mai 2018. L’espoir de cette réouverture après quatre (4) ans de fermeture n’a pas duré, hélas. Les conditions des ouvriers sont décrites comme misérables. Ils sont à  peine payés, exploités, ne peuvent pas revendiquer. Ils sont tout bonnement traités comme des esclaves par ces russes sans humanité. Mais l’esclavagisme n’est plus et est interdit. La société Rusal l’aurait-elle oublié ? Et les bénéfices de la société, où vont-ils ? certainement pas à  la Guinée et à  sa population, encore moins aux ouvriers traités comme des bêtes.

La ville a perdu sa vitalité et les commerces sont vides présentement.

Ce que les russes ont réussi à  imposer en Guinée, sera-t-il tenté en Centrafrique ? De grâce, est-ce déjà  le cas ? Est-ce que depuis l’arrivée des russes à  Berberati la population fait du commerce avec eux ? les doutes sont grands et les chances que cette arrivée massive ne soit plus néfaste que bénéfique semble être le cas, comme il en est à  Fria.

Il faut être sur les pieds de guerre pour qu’il n’en soit pas ainsi en Centrafrique.

L’avenir proche ou lointain nous en dira un peu plus

Source : ABangui

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