Ouverture de la première session parlementaire ordinaire sur fond de l’accord de paix avec les groupes armés

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Le président de l’Assemblée nationale, el Hadj Moussa Laurent Ngon Baba, a présidé, vendredi 1er mars 2019 à  Bangui dans l’après-midi, la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de cette institution pour l’année 2019, en présence du nouveau Premier-ministre Firmin Ngrébada, et des membres du gouvernement démissionnaire.

L’objectif de cette session, qui durera trois mois, est de permettre aux parlementaires d’examiner les textes de lois qui leur seront soumis, sans compter les réformes nécessaires se rapportant à  l’accord de paix négocié en janvier et février derniers à  Khartoum, au Soudan par le gouvernement centrafricain et des leaders de quatorze groupes armés.

« L’accord de paix de Khartoum est la dernière bouée de sauvetage de notre pays », a déclaré dans son discours de circonstance, M. Ngon Baba, estimant qu’il ouvre une ère nouvelle en République Centrafricaine.

Il a émis le vœu que les engagements pris conformément à  cet accord de paix, qui sont déterminants pour l’Assemblée nationale, appelée à  voter des lois, soient effectivement mis en œuvre et observés par chacun des Centrafricaines et Centrafricains.

Abordant le programme de la session qui s’ouvre, el Hadj Moussa Laurent Ngon Baba a souhaité que le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale se fasse dans la transparence et selon les règles de la bonne gouvernance « pour éviter les travers d’un passé récent » ainsi que dans le respect du principe de parité.

Le président de l’Assemblée nationale a également mis un accent particulier sur la révision du code électoral devant régir les prochaines élections municipales, législatives, sénatoriales et présidentielles. « ce code doit être examiné avec responsabilité en tenant compte du délai constitutionnel afin d’éviter tout glissement du calendrier électoral », a-t-il souligné.

L’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale intervient 3 semaines après la signature à  Bangui d’un accord de paix négocié par le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés sous l’égide de l’Union africaine dans le but de parvenir à  un désarmement complet des groupes armés.

Source : ABangui

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