Le Conseil économique et social se penche sur l`accord de paix avec les groupes armés

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Le Conseil économique et social a organisé, mercredi 20 février 2019 au siège de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à  Bangui, une séance plénière extraordinaire consacrée à  un débat ouvert sur le contenu de l’accord politique de paix signé le 6 février dernier à  Bangui par le gouvernement et les groupes armés.

Le président du conseil économique et social, Alfred Poloko, a expliqué que cette rencontre avait pour but d’échanger ensemble autour de cet important document afin d’avoir une idée claire sur l’évolution du processus de mise en œuvre des recommandations de cet accord.

Invité à  faire une communication sur les clauses de l’accord, l’Ambassadeur Adolphe Nahayo, Chef du Secrétariat de l’Initiative Africaine, a d’abord rappelé les enjeux qui ont conduit à  cet accord, puis a salué l’engagement du chef de l’Etat, Faustin archange Touadera, qui a démontré une fermeté pour faire du dialogue un outil de paix et de réconciliation, avant de préciser que le gouvernement et les groupes armés étaient partis à  Khartoum avec la volonté de se tolérer et l’envie de mettre les égos de côté pour donner la chance à  la paix et à  la réconciliation nationale.

Dans les échanges, trois grandes questions ont attiré l’attention des participants, notamment les questions sur d’éventuelles violations de l’accord, sur la non-conformité de l’accord avec la constitution de la République centrafricaine et sur la transhumance.

Certains participants ont relevé ce qu’ils considèrent comme un retard dans la mise en place des comités sous-préfectoraux, du nouveau gouvernement et de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation prévue dans les annexes de l’accord.

Certains participants ont déploré l’absence de dispositions relatives aux textes électoraux et à  la question de l’éligibilité à  la nationalité centrafricaine, tandis que d’autres ont soulevé la question des problèmes occasionnés par la transhumance, qui s’accompagne de celle relative à  l’usurpation de l’autorité par les groupes armés et les éleveurs étrangers.

En reprenant la parole, le président du Conseil économique et social s’est dit ravi de cet exercice. Selon-lui, l’important dans ce processus est la volonté et le respect des engagements du peuple centrafricain qui doit se mettre en œuvre pour accompagner les efforts aboutissant à  la paix.

Pour le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Mathurin Dimbélé, les partis politiques, la société civile, le gouvernement et les autres institutions de la république doivent suivre l’exemple du Conseil économique et social vulgarisant le contenu de l’accord à  travers tout le pays. « Cet accord ne peut être efficace que si les Centrafricains se l’approprient afin d’assurer ensemble le suivi de sa mise en œuvre », a-t-il déclaré.

Rappelons que ce débat a été organisé dans le cadre des travaux de la première session ordinaire du Conseil économique et social censée se terminer le 17 mars prochain.

Source : ABangui

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