La MINUSCA et ses partenaires restent engagés dans la lutte contre la problématique des enfants soldats

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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont réaffirmé leur engagement, aux côtés d’autres partenaires, de poursuivre la lutte contre l’enrôlement et l’utilisation des enfants dans les groupes armés en République centrafricaine. Au cours d’une conférence de presse conjointe, mercredi à  Bangui, les deux institutions ont aussi réitéré leur engagement à  aider les autorités centrafricaines à  lutter contre ce phénomène et à  poursuivre l’engagement avec les groupes armés.

« Nous espérons qu’avec la signature de l’accord signé entre le Gouvernement et les groupes armés, les groupes réaffirmeront leur engagement à  cesser de recruter ou à  libérer les enfants en leur sein », a indiqué la Représentante de l’UNICEF en RCA, Christine Muhigana. La Représentante a par ailleurs énuméré une série de conditions nécessaires à  la réintégration des enfants notamment un environnement de réintégration plus sécurisé, un système éducatif fonctionnel et accessible à  tous, des opportunités de réintégration et d’un marché de l’emploi, des mécanismes de prise en charge spécialisés ainsi que des ressources financières suffisantes et de longue durée.

De son côté, le conseiller à  la Protection de l’Enfant de la MINUSCA, Charles Fomunyam, a rappelé que plus de 10.000 enfants séparés des groupes armés en RCA depuis 2014, dans le cadre du dialogue avec ces groupes. « Depuis 2016, la MINUSCA en collaboration avec l’UNICEF et les différents partenaires de la protection des enfants organisent des activités de sensibilisation à  travers le pays pour maquer l’esprit sur les questions des enfants associés, surtout d’en dissuader les groupes armés de recruter et utiliser les enfants, les populations d’encourager leurs enfants à  se joindre aux groupes armés et les enfants eux-mêmes », a-t-il rappelé.

Les deux responsables s’adressaient à  la presse à  l’occasion de la Journée internationale de la main rouge, célébrée le 12 février, et dont l’objectif est de sensibiliser l’opinion publique sur les souffrances subies par les enfants soldats dans le monde et notamment en RCA. Les activités se poursuivent jusqu’au 9 mars à  Bangui, Bouar, Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, Paoua, grimari et Alindao.

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé le début d’une mission de haut niveau des Nations Unies, qui séjournera trois jours dans le pays. La délégation rencontrera les autorités centrafricaines et débattra des thèmes comme le processus électoral et le plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA). La délégation est composée des Sous-Secrétaires généraux aux opérations de maintien de la paix, Bintou Keita, celui de l’appui à  la consolidation de la paix, Oscar Fernandez-Taranco, et de l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies et président de la Configuration République Centrafricaine de la Commission de la consolidation de la paix des Nations unies (PBC), Omar Hilale.

Au cours de leur visite, la délégation visitera des projets financés par le Fonds de consolidation de la paix (PBF) dans le pays, à  savoir un projet à  l’intention des femmes parlementaires ainsi que les écoles de police et de gendarmerie récemment réhabilités pour permettre la formation des 500 policiers et gendarmes recrutés en 2018. Entre 2008 et 2018, le fonds a soutenu 45 projets en RCA pour une valeur totale de 71.483.285 millions de dollars (41.174 372.160 francs CFA).

Source : ABangui

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