Centrafrique : que dit le Dg de la police Bienvenu Zokoué à  propos du racket dont fait preuve les policiers au niveau de l’Ecole Nationale de la Police ?

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Centrafrique


L’Ecole Nationale de la Police, située au Pk 10 à  la sortie nord de Bangui est devenue un lieu hautement dangereux pour les usagers de la route.

En effet, cet axe n’est pas à  emprunter à  partir de 19 heures jusqu’à  l’aube. Selon les enquêtes de lepotentielcentrafricain.com, les policiers qui sont chargés à  tour de rôle, de surveiller la devanture de ce camp, sont baignés dans des actes qui, véritablement, sont contraires à  leurs prérogatives. Ces derniers, se permettent le luxe d’entraver la libre circulation de personnes et de leurs biens.

Il suffit que la nuit tombe, ces policiers qui se pointent devant la guérite dudit camp, s’emploient dans la fouille et contrôle des usagers de la route, notamment les véhicules de transport urbain, les taxi-moto, les piétons, les particuliers et autres piétons qui se permettent le luxe de sillonner l’axe.

Plusieurs banguissois se sont plaints de ce comportement qui n’honore pas les policiers centrafricains qui, pourtant, sont fortement appuyés par le gouvernement voire les partenaires au développement en vue d’accomplir leurs missions en cette période où les FACA sont privées de tout…

Est-ce qu’il est de la prérogative des policiers de fouiller les véhicules, de demander aux usagers de la route, de leur présenter à  chaque passage sur leur check-point, des pièces d’identité ? Pire encore, pourquoi alors ces derniers exigent que de sommes leur soient versées avant tout passage ? Et pour rafraîchir la mémoire de nos lecteurs, ils font ces actes en argumentant que « le cabri mange là  où il est attaché »

Ces policiers qui sont chargés de surveiller rien que leur camp, à  quoi bon alors pour eux de se lancer dans un comportement où les missions sont à  la charge des gendarmes et FACA du Pk12 qui ont les pleines prérogatives de contrôler la sortie et l’entrée de la ville de Bangui ?

Les plaintes sont nombreuses de la part de ces compatriotes banguissois qui n’arrivent pas à  circuler librement au niveau de PK10, du fait de la mauvaise attitude des policiers du camp de l’école nationale de la police qui baignent dans un comportement anti-professionnel, disant contraire à  l’éthique et la déontologie de leur profession.

Le contrôle routier c’est bien, mais il faut des forces de défense et de sécurité qui sont habilités à  le faire. Les policiers qui surveillent le camp de l’école nationale de la police ne sont pas autorisés, selon nos enquêtes, à  faire ce genre de travail. La Rédaction de votre site lepotentielcentrafricain, a mené sérieusement une investigation et a fini par recueillir plusieurs plaintes auprès des banguissois qui se sont dits très déçus de ce comportement, tout en regrettant ce genre de racket public.

Le Directeur général de la Police Bienvenu Paterne Zokoué et le Directeur de l’école nationale de la police Maxime Senga sont interpellés dans ce présent article de lepotentielcentrafricain.com à  remettre les choses dans l’ordre, en sanctionnant les policiers qui sont mouillés dans cette conduite rétrograde qui ternisse l’image de la Police centrafricaine et enfreint à  la libre circulation de personnes à  partir de 19 heures.

Hervé BINAH,

Source : ABangui

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