Corruption : cinq capitales occidentales mettent la pression sur Pretoria

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Dans une correspondance envoyée à Pretoria, Washington et 4 autres capitales occidentales demandent à l'Afrique du Sud de faire preuve d'un engagement politique clair pour rétablir l'Etat de droit, garantir l'indépendance de la justice et mettre en place des pratiques d'affaires transparentes.

Des pays occidentaux notamment les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse ont appelé la semaine dernière les dirigeants sud-africains à intensifier la lutte contre la corruption, ont rapporté les médias locaux ce dimanche. Endiguer la corruption pourrait contribuer à encourager les investissements, souligne-t-on.

Plusieurs pays occidentaux intervenant en Afrique en Sud sont préoccupés par la corruption qui gangrène le pays. Selon des informations rapportées par la presse locale, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse ont interpellé le chef de l’Etat sud-africain, Cyril Ramaphosa par rapport à la situation, lui demandant d’intensifier ses efforts dans la lutte contre la corruption.

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Washington et les autres capitales occidentales demandent à Pretoria de faire preuve d’un engagement politique clair pour rétablir l’Etat de droit, garantir l’indépendance de la justice et mettre en place des pratiques d’affaires transparentes. Ainsi, les cinq pays s’attendent à ce que le président de la nation arc-en-ciel prenne des mesures tangibles contre les responsables impliqués dans les grosses affaires de corruption enregistrées ces dernières années dans son pays.

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L’intervention de ces pays n’est pas un hasard. Représentant 75% des investissements étrangers en Afrique du Sud, les cinq pays estiment que la corruption est un obstacle majeur aux investissements. Dans leur adresse à Ramaphosa, ils ont indiqué que les efforts de ce dernier en faveur de la redynamisation des investissements seraient vains si le gouvernement ne posait pas des actions concrètes et décisives contre la corruption qui persiste en Afrique en Sud. « Aucun investisseur ne pourra s’aventurer en Afrique du Sud en l’absence de garanties claires et appropriées », note le Sunday Times qui cite la correspondance envoyée à Pretoria.

Cyril Ramaphosa déjà à l’œuvre

En Afrique du Sud, on n’a pas attendu ce courrier des pays occidentaux pour intensifier la lutte contre la corruption, ou du moins pour afficher cette volonté. Dès sa montée au pouvoir, le chef de l’Etat sud-africain a lancé une opération d’envergure pour endiguer le fléau. Dans ce cadre des enquêtes sont par exemple en cours pour situer les responsabilités dans la collusion présumée impliquant l’ancien chef d’Etat Jacob Zuma et des ministres de son gouvernement ainsi que des membres de la richissime famille indienne, les Gupta.

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Rappelons que cet appel de Washington et les autres intervient alors que le président Cyril Ramaphosa continue de se battre pour mobiliser les 100 milliards de dollars d’investissements qu’il a promis sur les cinq prochaines années. L’appel a été confirmé par le porte-parole de la présidence sud-africaine, Khusela Diko qui a indiqué qu’il s’agit d’un mémorandum signé par les ambassadeurs en Afrique du Sud des cinq pays concernés.

Source : La Tribune Afrique

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