La MINUSCA encourage les centrafricains a soutenir le dialogue de paix en cours a Khartoum

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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a encouragé, mercredi à  Bangui, les Centrafricains à  soutenir le dialogue de paix entre le gouvernement et les groupes armés, qui se tient en ce moment à  Khartoum au Soudan.

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, a exhorté les Centrafricains en général, les hommes et femmes de media, les utilisateurs des réseaux sociaux et blogueurs, en particulier, à  accompagner le processus de paix en évitant de diffuser ou d’entretenir de fausses informations et à  ne pas céder à  la manipulation pouvant avoir un impact néfaste sur les pourparlers de Khartoum, un processus crucial qui se déroule sous la houlette de l’Union africaine avec l’appui des Nations Unies.

La Porte-parole par intérim a également condamné fermement des actes d’assassinat par l’UPC qui ont eu lieu dans la nuit du 24 au 25 janvier, au quartier Bornou, à  Ippy, lors de funérailles, ainsi que des attaques contre les civils, perpétrées par le même groupe armé, le 25 janvier 2019 au quartier Charles à  Bambari.

« LA MINUSCA condamne fermement ces attaques récurrentes contre les civils qui pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Les auteurs, les commanditaires et leurs complices seront poursuivis et traduits devant les juridictions nationales et internationales. La MINUSCA rappelle par ailleurs aux groupes armés le respect strict de leurs obligations vis-à -vis du droit international humanitaire », a-t-elle insisté.

Par ailleurs, la MINUSCA déplore des affrontements entre Anti Balaka et UPC le 24 janvier, sur l’axe Bambari-Tagbara, causant au moins deux morts, et déploré la tension intercommunautaire qui prévaut à  Carnot (Ouest). Les casques bleus sont intervenus pour empêcher une nouvelle tentative de représailles des Anti Balaka contre la mosquée de la ville. La Mission salue le rôle actif joué par les autorités locales afin d’apaiser les tensions.

La Porte-parole par intérim a inscrit au nombre des activités de la Mission, l’appui de la Mission dans la mise sur pied des comité locaux de paix et de réconciliation à  Sibut, et prochainement à  Bambari, Paoua et Bossangoa, ainsi que dans le processus de recrutement des nouveaux éléments des Forces armées centrafricaines, dont la reprise a eu lieu le 27 janvier, a Bimbo et Bégoua, entre autres via la sécurisation des lieux conjointement avec les forces de défense et de sécurité.

Pour ce qui est des droits de l’Homme, la Porte-parole a.i. a souligné que la Mission a noté une diminution du nombre des violations et abus de 28,57% et une augmentation de 69,49% de victimes, comparativement à  la semaine précédente. En effet, cette semaine, 20 incidents ont été signalés, affectant au moins 100 victimes.

Les violations documentées sont des meurtres, des violences sexuelles, des atteintes à  l’intégrité physique et mentale, des privations de liberté, des enlèvements, des destructions/pillages de biens, des attaques contre des hôpitaux et des lieux de culte. Les auteurs présumés de cette semaine sont des éléments des groupes armés tels que le FPRC, l’UPC, les Fulani armés, les anti-Balaka, la LRA et le FPRC/MPC.

De son côté, le Porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Major Soumana Garanke a souligné que les Casques bleus, en collaboration avec les FACA et les forces de sécurité intérieure, poursuivent leurs efforts sur le terrain en multipliant les patrouilles et des postes de contrôle pour renforcer, rassurer la population civile et prévenir toute menace.

« Au cours de la semaine dernière, la force a mené 2335 patrouilles motorisées, pédestres et aériennes sur l’ensemble du territoire centrafricain », a-t-il précisé. Il a souligné qu’un calme règne en ce moment dans la ville de Bambari, avec la reprise des activités, après la posture robuste des Casques bleus, face aux groupes armés.

Pour sa part, le Porte-parole de la Police, Alioune Kasse, a noté une situation sécuritaire calme dans la ville de Bangui. Il a ajouté que la Police, en collaboration avec les forces de sécuritaire intérieures centrafricaines, continuent de mener des actions conjointes à  Bangui et à  l’intérieur du pays, afin de garantir la sécurité des populations.

Source : ABangui

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