Centrafrique : l’intégralité de l’aveu d’exacerbation du peuple au Conseil de sécurité de l’ONU

0
172
Conseil


Le peuple centrafricain est dans une dynamique de reprendre sa pleine souveraineté face aux pratiques mafieuses de la communauté internationale qui, depuis plusieurs années, veut faire disparaître la RCA de la planète. Le peuple a tant souffert et les morts ne cessent d’être comptés au jour le jour, faute de l’absence de l’Armée centrafricaine sur terrain. Tout ceci, à  cause d’une fameuse sanction du Conseil de sécurité de l’ONU qui, sur rapport du comité de sanction voire de la Minusca, impose un embargo sur les armes à  destination de la RCA. Alors que ce sont ces armes dont les FACA en ‘ont besoin effectivement pour protéger la population et défendre l’ensemble du territoire national. De ce fait, une grande mobilisation pour dire non à  cet embargo est ouverte en ce moment. Le peuple centrafricain s’est levé pour demander la levée pure et simple de cet embargo sur les FACA. Voici donc l’intégralité du mémorandum adressé au Comité de sanction et au Conseil de sécurité, relatif à  la levée totale de cet embargo et ceci, dans un délai raisonnable en vue de la stabilité du pays.

Cri de cœur du peuple centrafricain 

L’adresse des membres du conseil de sécurité de l’ONU pour la levée totale de l’embargo sur les armes en destination des forces armées Centrafricaines.

Nous, peuple centrafricain, mobilisé ensemble dans une grande marche pacifique ce lundi 28 janvier 2019 ;

Considérant, la déclaration conjointe des chefs de l’Etats et des Gouvernements de la CEEAC et de la CEDEAO à  l’issue de leur sommet à  Lomé(TOGO) en 2018 ;
Considérant les déclarations récurrentes de son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Chef de l’Etat à  l’issu des différents foras dont la récente à  la 73ème session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations-Unies ;
Considérant, le Cri de cœur des Elus du Peuple centrafricain à  l’endroit du conseil de sécurité de l’ONU, sollicitant la levée totale de l’embargo sur les armes à  destination des forces armées centrafricaines(FACA) ;
Vu la Loi de programmation Militaire autorisant le Gouvernement centrafricain à  doter les forces armées Centrafricaines de tous pouvant leur permettre de jouer leur rôle;
Considérant, la déclaration conjointe des Institutions Républicaines, sollicitant le Conseil de sécurité de l’ONU à  lever de l’embargo sur les armes à  destination des Forces des Armées Centrafricaines ;
Considérant, la déclaration de la plateforme des confessions religieuses exigeant la levée de l’embargo sur les armes à  destination des forces armées Centrafricaines ;
Vu le rapport du comité de sanction, acheminé au Conseil de Sécurité de l’ONU, le 14 Décembre 2018, hypothéquant les efforts de l’Etat centrafricain en matière de renforcement du secteur de sécurité en posant comme préalables :
. L’inexistence d’un dépôt central de stockage des armes et minutions de guerre en Centrafrique (poudrière) ;

.L’absence d’un logiciel informatique pouvant enregistrer les numéros de séries et de références des armes et minutions, en concluant que l’embargo ne constitue pas un obstacle au déploiement des Forces armées Centrafricaines. Par conséquent, les Nations-Unies doivent continuer de surveiller l’entrer des armes sur le territoire centrafricain.

C’est ainsi qu’ensemble et unis par une voix, ce jour nous centrafricaines et centrafricains :

Déplorant les dérives du rapport du Comité de Sanction du Conseil de Sécurité de l’ONU ^posant des conditions prônant de l’inexistence d’une poudrière et d’un logiciel informatique qui peuvent être construite et/ou conçu en un laps de temps à  l’oppose d’une prorogation de l’embargo qui pourrait d’avantage asphyxier nos forces de défenses et de sécurité à  jouer pleinement leur rôle, faute de moyens logistiques conséquents.
Exigeons aux membres du conseil de sécurité de l’ONU de lever sans condition l’embargo sur les armes à  destination des Forces Armées Centrafricaines, afin de tout leur permettre de d’accompagner la MINUSCA à  jouer pleinement son rôle de protection de la population civile et des institutions publiques.

Fait à  Bangui, le 28 janvier 19

Source : ABangui

Laisser un commentaire