Centrafrique : qui sont les 40 civils formés discrètement à  l’école nationale de Police ?

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Cérémonie


Bangui (CNC) – Formés depuis près de 3 mois à  l’école nationale de police au PK11 sur la route de Damara, quelque 40 hommes et femmes, en provenance de Brazzaville, sont depuis quelques jours déployés dans la capitale Bangui comme agents de forces de l’ordre. Mais qui sont ces personnes encore non identifiées par les Banguissois ?

Si les nouveaux policiers, sortis fraîchement de l’école nationale de police en novembre dernier, sont pour la plupart stupéfaits de voir d’autres agents, qu’ils ne les connaissent pas à  l’école durant leurs 7 mois de formation au PK11 patrouiller avec eux dans la capitale Bangui ces derniers temps, les Banguissois, eux aussi, se demandent d’où viennent ces nouveaux agents, têtes rasées et en tenue des forces de l’ordre déployées dans les rues de Bangui qu’ils côtoyant tous les jours ?

Pour répondre à  cette inquiétude réelle des Centrafricains, nous avons tenté depuis deux semaines d’élucider le mystère qui entoure cette histoire de ces faux agents de forces de l’ordre.

Origine

à€ la demande du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA l’année dernière, une quarantaine des hommes et femmes, 100% de son ethnie Ngbakamandja, ont été recrutés pour son service de renseignement personnel.

Après quelques semaines passées à  Brazzaville au Congo, les 40 recrues subissent à  nouveau à  Bangui au sein de l’école nationale de la police une formation de maintien de l’ordre depuis novembre dernier.

à€ la grande surprise de tous, ces 40 agents de renseignements de Damara sont déployés depuis quelques semaines comme des policiers dans les rues de Bangui, mais aussi dans les différents services de la police nationale.

Problème

Alors qu’en 2017 et 2018, certains stagiaires militaires centrafricains, recrutés sur la base ethnique par l’entourage du Président Touadera, ont été expulsés d’Israà«l, du Burkina Faso et de la Guinée équatoriale pour des raisons de santé, avec le récent recrutement clandestin de ces 40 agents de renseignements personnels du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le problème semble persister.

Suite à  notre enquête, nous avons reconnu formellement et sans doute au moins deux agents parmi les 40 qui sont actuellement sous traitement psychiatrique. Ils sont bien connus d’ailleurs dans leur quartier pour des problèmes de tête.

Alors, la seule question que les centrafricains se la posent est de savoir si ces agents de Damara vont-ils être incorporés comme agents de police ?

Contactée par CNC, la direction de l’école nationale de police n’a pas pu retourner notre appel. Même silence du côté du ministère de la Sécurité publique.

Cependant, une source proche de la direction générale de la police parle des agents formés pour la sécurité publique sans pour autant donner plus de détails sur quel type d’agents parle-t-elle.

Affaire à  suivre.

CopyrightCNC.

Source : ABangui

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