Centrafrique/Ouaka : Bambari, toujours pas d’accalmie, deux morts de plus depuis hier

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Deux quartiers de la ville, ceux de “Bornouâ€� et de “l’élevageâ€� (présumés être sous contrôle de L’UPC) ont eu hier matin un réveil brutal. En effet, leurs débuts de journée furent ponctués par des bruits de détonations d’armes lourdes. Ils étaient apparemment pris comme cibles par des hommes armés de L’UPC qui rôdent toujours dans la ville. En dépit de l’offensive des portugais et des népalais quelques jours plutôt.

D‘’un habitant témoin : “cela a duré bien une heure et quelques. Et on a trouvé deux décédées. Un humanitaire d’ACTED, et un enseignant. Les casques bleus ont tiré aussi, mais la situation reste encore compliquée ici. On ne sait pas qui visait ces quartiers.â€�

“Il y a eu ce matin des tirs au passage d’une patrouille de la Minusca par des éléments UPC et nous avons répondu à  celaâ€� a déclaré Vladimir Monteiro, porte parole de la MINUSCA, précisant que “la situation est sous contrôle, à  part quelques quartiers où sont retranchés les assaillants, fondus parmi la population civile. […] Il reste quelques quartiers où ces éléments sont actifs. L’UPC est en train de manipuler les gens et dont certains se cachent derrière des enfants pour attaquer les soldats de la paix, ce qui est inadmissible et une violation de leur droit. Mais nous travaillons pour que ces violences cessent et que Bambari redevienne une ville sans groupes armésâ€�.

OPÉRATION “BEKPAâ€� (TONNERRE)

Ce Dimanche, la mission de la MINUSCA à  Bambari aborde son dixième jour de son opération spéciale nommée Bekpa 2 – « bekpa » pour « tonnerre » en Sango. Une opération qui avait été lancée le 10 janvier dernier, conjointement avec l’armée et les forces de sécurité intérieure (FSI). En soutien, deux avions français avaient réalisé des vols d’intimidation au-dessus de la ville.

Les deux camps se renvoient la balle

Pour la MINUSCA, par la voix de Monteiro L’UPC continue sa manipulation politique en présentant l’opération comme étant hostile aux populations. C’est ainsi que des images de cadavres ont été diffusées sur les réseaux sociaux pour la décrédibiliser.

L’UPC elle renvoie la balle à  la Minusca en martelant qu’elle ne respectait pas le cessez-le-feu négocié quelques jours plus tôt. Son coordinateur politique Hassan Bouba, étant plus spécifique, en dénonçant des attaques ciblées des portugais sur les résidences des responsables politiques du groupe armé.

Mais la MINUSCA affiche une rare détermination. Un de ses hélicoptères survole la ville et inspecte constamment les secteurs encore sous contrôle des rebelles.

En local, les opérations de la MINUSCA sont diversement appréciées. “Pas assezâ€� serait un terme générique, à  l’instar de ce député exigeant tout simplement “un désarmement forcéâ€� de la ville, et non des “cessez le feu fictifsâ€� que personne ne respecte.

Source : ABangui

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