Centrafrique : Quand la MINUSCA continue de faire plier le gouvernement face à  des criminels

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S’il est admis que partout dans le monde aucune des missions de paix des Nations Unies n’a jamais réussi à  ramener la paix dans les pays où elles sont déployées. Bien entendu, celle qui se trouve en RCA depuis 15 septembre 2014 agace au plus haut point. Et à  l’allure avec laquelle la MINUSCA fait son travail, tout indique, la crainte que d’ici quelques temps les hors la loi tout puissants pourraient envahir totalement le pays et pourraient aussi compromettre sinon repousser aux calandres grecques le processus du dialogue, de DDRR ainsi que le rapatriement de tous les mercenaires étrangers.

Centrafrique pays de paradoxe, même les étrangers qui viennent dans ce pays en mission en ont pris goà»t. Au point de s’accoutumer à  « accompagner » les centrafricains dans la médiocrité, dans le statut quo. Lorsque les bandes de criminels bien connus demeurent toujours antithétique à  leur désarmement et même interdissent les patrouilles des forces de l’ordre et sécurité du pays ainsi que les forces internationales dans l’exercice de leur mission, cela laisse entrevoir des paradoxes.

Nombreux ont été des voix qui ont déclaré qu’il n’était plus question de négocier avec les bandits qui défient et narguent les autorités de l’Etat. Une démarche qui pourtant apparaît comme une réponse adaptée, tant il est clair que les hommes armés qui contrôlent la moitié du pays agissent en terroriste et en mercenariat.

Alors que certains pays ont exhorté le gouvernement à  plus de fermeté mais…Quel rapport fait la MINUSCA ici en Centrafrique sur la triste situation et sur leur échec dans ce pays ? On dirait que les dévergondés qui se constituent en l’air que respirent les bandits armés. Le fossé est alors béant entre la logique de l’ONU et celle des centrafricains.

Mais revenons d’abord à  ces voix qui se sont exprimées, pour dire que celles-ci n’ont pas toujours suffi pour convaincre les acteurs sur le terrain. La MINUSCA précisément, qui en ligne de front en face des criminels, pour forcer ces derniers à  abandonner leur entreprise de malheur.

Bien au contraire, c’est une mission multidimensionnelle de l’ONU qui a tout organisé ingénieusement pour que le gouvernement puisse se plier aux exigences des Bandits qui ne s’estiment jamais à  l’aise lorsque la situation est calme et que la paix règne. Ainsi dit le gouvernement ne doit pas et jamais compter sur un quelconque appui de la Minusca pour faire régner la paix et la sécurité. C’est pourquoi certains observateurs les plus avisés n’estiment que la mission onusienne en Centrafrique fasse le va tout pour concrétiser un « agenda caché ».

Il n y a qu’en Centrafrique que l’on trouve normal pour négocier ouvertement avec les criminels. Alors qu’ailleurs, il y a toujours des négociations nécessaires avec les criminels, mais cela ne se fait jamais ouvertement comme le cas ridicule en Centrafrique. Une situation, où se sont les Nations unies symbole de liberté et l’étendard des droits de l’Homme, qui forcent un gouvernement légitimement établi à  la tête d’un Etat pleinement souverain à  se plier devant un groupuscule de bandits armés. Force est de soupçonner, qu’une fois encore, la Minusca continue de jouer un rôle dans ce sens.

Certes, si l’on ajoute à  cette autre volonté manifeste de bloquer la machine sécuritaire de la RCA à  travers l’embargo à  l’importation des armes en destination de la RCA. Ce qui reste encore floue. Alors que les rebelles eux, se pavanent avec leurs armes et arsenaux qui leur permettent de commettre les crimes que la Minusca couvre par son laxisme qui cache mal une ambition sombre. L’on peut dire que véritablement, qu’il y a un agenda caché pour faire mal à  la RCA ?

Au demeurant ainsi, il est inutile de se poser la question révoltante de savoir : Que fait réellement la MINUSCA en Centrafrique? Car ils sont là  pour rester longtemps pour demeurer. Ils sont là  pour « accompagner les centrafricains » non pas vers la paix, mais vers l’anarchie. A l’allure où vont les choses, les bandes armées qui attaquent et font tomber les villes et localités, massacrent pillent et incendient les maisons, sans que la MINUSCA qui en a tous les moyens de résistance, ne tire un seul coup de feu. Mais paradoxalement contre la population civile, le cas récent de la ville de Bria la semaine dernière lorsque les bandits armées ont resurgir dans la ville.

De nombreux témoignages font état de ce que dans certaines régions du pays, même ici à  Bangui, les rebelles et les éléments de la MINUSCA partagent sans souci les mêmes repas. Chose qu’on n’a jamais vu avec les forces de défense et de sécurité nationale. C’est dire avec les rebelles et les groupes armés, il y a de la chaleur partagée avec les éléments de la MINUSCA.

Les autorités doivent se réveiller et cesser de cacher la vérité. Au stade actuel de la crise centrafricaine qui poursuit son bonhomme de chemin en dépit d’une panoplie des stratégies pour la résoudre. Il apparaît une réelle menace malgré tout de dépècement du pays sous la fureur des ex seleka et des peuls de plus en plus nombreux et ravageant dans le nord. Car cela est le point culminant de toutes ces tergiversations macabres.

Il faut dire les mots qu’il faut pour déplacer la MINUSCA dans ces bottes avant qu’il ne soit trop tard. Un groupuscule de bandits ne peut pas se permettre de narguer continuellement un gouvernement légitimement établi sans qu’il ait une réponse appropriée. Et on ne peut pas croiser toujours les bras pour attendre de le faire « prochaine fois », car cette prochaine fois pourrait être autrement beaucoup plus compliquée qu’on le pense, alors agissons méthodiquement sinon…

JACQUES KOSSINGOU,

Source : ABangui

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