Tchad : limogeage des ministres du pétrole et des postes

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Comme pour le cas du ministre des Finances en septembre dernier, le chef de l'Etat tchadien Idriss Déby n'a pas annoncé les raisons derrière sa décision de limoger les deux ministres.

Dans un décret relayé par les chaînes publiques hier vendredi 11 janvier, le président tchadien Idriss Deby Itno a mis fin aux fonctions de deux membres de son gouvernement. Il s’agit des désormais ex-ministres du Pétrole, Boukar Michel, et des Postes, Ndolenodji Alixe Naïùnaye. Les raisons motivant cette décision n’ont pas été communiquées.

Idriss Déby Itno va devoir encore procéder à un léger remaniement ministériel. Le président tchadien a décidé ce vendredi de mettre fin aux fonctions de deux membres du gouvernement. La décision a été portée à la connaissance du public dans un décret signé par le chef de l’Etat et qui a été relayé par la presse publique. «Il est mis fin aux fonctions de deux membres du gouvernement chargés des départements ministériels ci-après : Mme Ndolenodji Alixe Naïùnaye, ministre des postes, des nouvelles technologies de l’information et de la communication et M. Boukar Michel, ministre du Pétrole et de l’énergie», indique le décret présidentiel qui n’a cependant pas dévoilé les motifs derrière la décision de président.

Dans son décret, Idriss Déby Itno a ajouté que l’intérim des deux postes vacants du gouvernement sera assuré par les ministres de la Communication, porte-parole du gouvernement, Oumar Yaya Hissein et le ministre des Finances, Allali Mahamat Abakar.

Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat tchadien prend une telle décision. Il y a moins d’un an, à la fin mai 2017, le président tchadien avait également limogé ses ministres de l’Aménagement du territoire et des Mines et de la géologie. De la même manière, aucune raison officielle n’avait été donnée pour expliquer le limogeage de ces derniers. Des sources anonymes citées par la presse locale avaient quant à elles indiqué que «les deux ministres seraient épinglés dans des malversations par l’Inspection générale d’Etat».

Source : La Tribune Afrique

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