Centrafrique : Plus de 1200 déplacés de Bakouma sont dans le besoin d’une assistance humanitaire à  Bangassou

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BAKOUMA – Les personnes ayant fui les violences de Bakouma au sud-est du pays sont dans le besoin d’une assistance urgente. Plus de 300 ménages soit environ 1200 personnes sont recensées après les opérations d’enregistrement lancées par les ONG à  Bangassou. Le Maire de Bakouma Sylvain Ngoualima déplore les conditions dans lesquelles vit sa population.

La situation des déplacés de Bakouma dans le Mbomou est très critique depuis que la ville ait été occupée par les FPRC et l’UPC le 31 décembre dernier. Plusieurs personnes sont mortes dans les violences armées dont le Sultan du Bakouma. La population pour la plus part est terrée dans la brousse d’autres personnes ont pu rejoindre Bangassou à  plus 150 Km. La situation humanitaire selon le Maire de Bakouma Sylvain Ngoualima qui a trouvé refuge à  Bangassou est déplorable et le bilan s’alourdir de jour en jour.

« Au moment où je vous parle, la situation de la population de Bakouma est déplorable. Les gens meurent et parfois leurs corps sont jetés dans les puits et sont visibles. Les femmes enceintes accouchent dans la brousse puisse que la ville est toujours contrôlée par les Séléka » a confié le Maire au RJDH.

Des éléments de FACA, qui normalement devraient être arrivés dans la ville se sont heurté à  des difficultés pour prendre le contrôle de Bakouma. Les vraies raisons d’occupation de la ville de Bakouma ne sont pas encore élucidées ni du côté gouvernement ni de la Minusca. Une mission conduite par le Préfet du Mbomou madame Pierrette Benguere s’est rendue à  Bakouma pour constater les réalités de la ville. Selon une source à  Bangassou, « c’est une mission difficile », car rien n’a été filtré après ce déplacement des autorités politco-adminstratives.

Ce lundi 7 janvier 2019, les organisations de la société civile de Bangassou se sont manifestées pour protester contre les violences de Bakouma. Sur les cartons tenus par les manifestants auxquels on pouvait lire « la paix rien que la paix. Non à  la partition ».
C’est depuis le 31 décembre 2018 que la ville de Bakouma est tombée dans les violences. Violences qui ont fait une dizaine de mort dont le sultan de Bakouma.

Source : ABangui

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