Centrafrique : La situation à  Bambari résulte d’un programme de liquidation planifiée par la France

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Entre temps tout a été minutieusement conçu et mis en œuvre pour que l’âme de la RCA soit totalement anéantie et possédée. Le peuple terrorisé et mis à  genou sur sa propre terre. Des personnes assassinées et enfouie à  jamais dans les entrailles de l’enfer, cette agression née de la conception et de l’exécution d’un grand complot ourdi depuis longtemps et d’un programme de liquidation soigneusement planifié, organisé et réalisé par les mains des maîtres blancs, dont la France. Cela s’est tout simplement exprimé par une rare violence inouïe et des brutalités meurtrières, effroyables et historiques. Laquelle violence qui vient une fois de plus saboter la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) et de la Femme Rurale qui a eu lieu dans la ville martyre de Bambari.

En effet, selon les témoins de cette triste situation qui affirment que : « La ville de Bambari a été secoué dans la journée de mercredi 09 janvier vers les 22 heures par les détonations et des tirs sporadiques d’armes lourdes. Mais la situation est déjà  maîtrisée par les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui ont réussi à  mettre en déroute cette force de mal et de malheurs».

D’emblée, jamais dans l’histoire de la RCA un tsunami de cette envergure, une tempête de cette âpreté et une pluie de cette haine mortelle et de ces horreurs sanguinaires ne se sont déferlés sur la RCA. Des maisons et des greniers incendiés, des édifices publics et privés pillés et saccagés, des archives communales brà»lées et emportées, des écoles et des centres de santé ou des maternités érigés en état majors, des femmes violées, des enfants enrôlés de force, des corps sans vie gisant sous les décombres des habitations en ruine et laissés à  la merci des porcs et des chiens. Des milliers de personnes contraintes de trouver refuge en brousse et de vivre comme des animaux. Tous cela, constituent le bilan de règne de la terreur de Djotodia et de ses sbires soutenus par la France.

Le pays est négativement surchargé et l’Etat est mis en lambeaux. Une situation alarmante qu’a héritée F.A.Touadera le 30 mars 2016. Une mission ambiguà«, alambiquée et très délicate, qui est celle de sécuriser le pays et de désarmer les seigneurs de guerre et toutes les bandes armées. De restructurer les forces de l’armée nationale, de restaurer l’autorité de l’Etat, de favoriser le retour des milliers des personnes déplacées bref !

Suite à  des élections libres et transparentes organisées dans le pays, lesquelles élections qui ont porté le président Touadera au pouvoir en 2016. Voilà  presque trois ans, le pays est dans le statu quo et rien n’a changé du tout. Beaucoup sont ceux qui se posent la question de savoir : Comment alors fera-t-il pour relever les multiples défis de la reconstruction nationale ? Que faire pour finir avec une insécurité embarrassante. Surtout l’épineux problème de désarmer ipso-facto toutes les bandes armées qui ont mis le pays en coupe réglées ? Que faire pour relever l’économie exsangue et disposer des ressources propres indispensables à  l’exécution des dépenses régaliennes de l’Etat, dans un pays où toutes les entreprises sont détruites ? Que faire pour faire renaître la vie dans l’arrière-pays ?

Voilà  autant des préoccupations. Mais pour répondre à  toutes ces pertinentes questions, il faut donc disposer d’une stratégie et d’un programme d’urgence contenant des mesures politiques et socio-économiques, indiquant avec un chronogramme de réalisations clair et précis de la voie à  suivre pour atteindre les objectifs ci-dessus mentionnées.

Ce programme doit être exécuté en marge des projets d’investissements classiques financés par le budget de l’Etat et déboucher sur la mise en œuvre accélérée des actions prioritaires dans les 16 préfectures du pays. Son enjeu est double, selon les tenants de la liberté. Il s’agit d’accélérer le rythme de la renaissance de la vie dans nos villages et communes et amélioré les conditions de vie de la population dans une période de deux ans, sur l’ensemble du territoire nationale, problème n’est-ce pas ?

Pour financer ce plan, l’homme de 30 mars 2016 sera tenu de faire appel à  la communauté internationale, aux institutions financières internationales, aux partenaires bilatéraux et multilatéraux et aux banques privées. Ceci afin de bien marquer la différence avec les programmes classiques pour supporter annuellement les ressources fiscales et les emprunts auprès d’autres pays. Pour l’élaboration et l’exécution des programmes d’urgence. Dans un contexte d’entente très fort de la population que ce soit à  Bangui et dans l’arrière-pays. Laquelle entente qui passera par l’effectivité de la mise en œuvre du programme de DDR-R, de la restructuration des FACA, de la restauration de l’autorité de l’Etat et surtout l’impunité zéro et le non à  l’amnistie.

Cela doit se faire à  travers le financement des travaux de réhabilitation de toute les infrastructures de bases, de revalidation de secteur de l’agriculture et de l’élevage, de la prise en compte des besoins de l’électricité, eau et assainissement, d’opérations de séduction des investissement et des opérateurs économiques nationaux. Aussi par l’adoption d’une loi portant sur les incitations accordées aux entreprises en vue d’améliorer l’attractivité du pays. Des travaux de réhabilitation et les constructions des écoles, des centres de santé des infrastructures routières et de la professionnalisation des filières de formation et de l’appui multiformes à  entrepreneuriat.

Certes, pour ce qui est des critiques, elle émanera à  ce jour, ceux qui doutent de la capacité de l’équipe et l’entourage viscérale de Touadera à  concevoir un tel programme serré et à  les mettre en œuvre dans un timing bien défini. Il faut noter que le président continue d’avoir des soutiens de la communauté internationale oui, mais une chose est de savoir au cas où cette communauté retiré sa main comment le président fera-t-il pour payer les salaires, donner de l’eau potable à  la population ? Sa responsabilité au sens propre du terme doit être mis à  l’épreuve dans la mesure du possible ou du succès de son action dépendront de la renaissance de la vie et le bien-être de nos concitoyens. Il aura alors à  faire preuve de célérité afin de respecter des échéances prescrites et garder au plan d’urgence toute sa signification.

Les principales inquiétudes, dans la mise en œuvre de ces ambitieux programmes fortement entendu sera donc le défi de la rapidité dans la conception et l’exécution de cet éventail de Project d’action prioritaires. C’est pourquoi, Touadera et son équipe devront s’activer pour qu’un maximum d’entreprise locale puisse remporter les marchés. Ce qui aura pour effet immédiat de stimuler la croissance et l’emploi dans un pays où le chômage chronique a contraint toute une génération de jeunes scolarisés, déscolarisés, diplômés, non diplômés ou tout simplement désœuvrés à  ne plus opter pour le métier d’armes.

Source : ABangui

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