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Centrafrique : « Nous les hommes politiques, nous devrons taire nos divergences s’il s’agit de la sécurité », Timoléon Mbaïkoua

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Honorable Timoléeon Mbaïkoua, président du PCDI

BANGUI, 11 janvier 2019(RJDH)—Le Président du Parti Centrafricain pour le Développement Intégré(PCDI), député de Paoua II, Timoléon Mbaïkoua estime que la question de l’insécurité est un domaine sur lequel il devrait avoir l’union sacrée des hommes politiques qui doivent transcender leurs divergences politiques. Position exprimée dans l’émission « Actualité et Nous » de ce mardi, 08 janvier 2019 sur la fréquence RJDH.

Le regain des violences dans l’arrière-pays dans ces derniers temps était l’un des piliers d’échanges entre le Président du PCDI, Timoléon Mbaïkoua qui croit que les hommes politiques doivent taire leurs divergences s’il s’agit de la sécurité de notre pays.

Pour Timoléon Mbaïkoua, la recrudescence des violences par les groupes armés est une guerre de positionnement à l’approche du dialogue qui se pointe à l’horizon, « vous savez, quand on s’approche du dialogue, il y a la guerre de positionnement pour arriver en force sur la table de négociation. On constate maintenant la violence un peu partout, je peux citer Alindao, Bangassou, Bocaranga et Bakouma qui est une zone importante qui regorge de l’uranium, un produit recherché », a indiqué le Président du PCDI.

« Je n’aborde pas la question de l’insécurité avec passion», confie le patron du PDCI qui pense que c’est un domaine sur lequel les hommes politiques doivent nécessairement faire l’union sacrée. «C’est un domaine sur lequel il ne devait pas y avoir une divergence de point de vue des partis politiques soit de l’opposition soit de la majorité présidentielle. Nous les hommes politiques, nous devons taire nos divergences pour nous mobiliser autour du gouvernement s’il le faut, on doit parler d’une seule et même voix parce qu’en face, nous n’avons qu’un seul ennemi : les rebelles », a-t-il ajouté.

Pour cet homme politique, l’Union Sacrée doit être érigée en un cadre permanent de concertation entre la classe politique et le Chef de l’Etat. Ceci ne peut être que possible si le Chef de l’Etat crée un dynamisme dans lequel tous les hommes politiques doivent être inclus afin de trouver une solution idoine à la crise centrafricaine. Une manière de dire que la Centrafrique doit être placée au-dessus de tout intérêt partisan, « le Président de la République doit créer ce dynamisme. Il doit prendre cela en main pour créer cette union sacrée. Ce n’est ni à l’opposition ni quelconque homme politique de le faire, c’est lui le leader. Il doit le porter comme un projet. Il doit le rendre très effectif en appelant les politiques autours de lui et il faut que cela soit confirmé par un texte pour délimiter le contour de ce qu’on appelle « Union Sacrée » qu’on peut qualifier d’un projet. Le Président doit écouter tout le monde, et je dis aussi aux hommes politiques sur cette question-là, nous ne devrons pas faire le géopoliticien », a conclu Timoléon Mbaïkoua sur la question de l’Union Sacrée.

S’agissant de la recrudescence des violences dans l’arrière-pays, le numéro 1 du PDCI estime que la situation s’empire de jours en jours surtout avec les trois ans de Touadéra aux affaires, « L’insécurité est grandissante, quand Touadéra est devenu Président de la République il n’y avait que quatre (04) préfectures qui étaient occupées par les groupes armés mais aujourd’hui, ils en occupent 14. Et, la situation de sécurité de notre pays n’est pas entièrement garantie par les Forces Armées Centrafricaines (FACA), nous avons sur notre sol 10.000 casques bleus de la mission internationale qui ont l’obligation de protéger la population et les institutions républicaines. Je demande au Président de la République d’être intransigeant sur la relation que nous avons avec la MINUSCA qui a un mandat robuste » a-t-il précisé.

A y voir de près , la question de l’Union Sacrée tant voulue par la classe politique pour sauver la Centrafrique des affres de la guerre est aujourd’hui hypothétique puisqu’on a l’impression que celle-ci n’est plus à l’ordre du jour chez le Chef de l’Etat surtout avec le départ de la plupart de ses soutiens, avec une bonne dose de déception, entre les deux tours du scrutin présidentiel de 2016.

Source : RJDH

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