Burkina : l’état d’urgence décrété dans plusieurs régions pour contenir les attaques terroristes

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Le gouvernement burkinabé a décidé d’instaurer l’état d’urgence dans plusieurs provinces confrontées à la recrudescence des attaques terroristes. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, des mesures exceptionnelles ont été également annoncées pour le reste du pays.

A circonstances exceptionnelles, des mesures exceptionnelles. C’est ce que le gouvernement burkinabé vient de décider à travers l’instauration de l’état d’urgence dans plusieurs provinces du pays. La décision prise lors du conseil extraordinaire des ministres de ce lundi 31 décembre au Palais de Kosyam, siège de la présidence burkinabé.

«Le conseil des ministres a délibéré sur un rapport relatif à la situation sécuritaire dans les régions des Hauts-Bassins, de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-est, de l’Est, du Nord et du Sahel», a annoncé Rémis Fulgance Dandjinou, ministre porte-parole du gouvernement, à l’issue du de la rencontre qui a été présidée par le président Roch Marc Christian Kaboré. Selon la même source, le chef de l’Etat a également instruit le gouvernement pour que des «dispositions sécuritaires particulières soient prises sur toute l’étendue du territoire».

«Le Conseil invite la population au strict respect des dispositions qui ont pour objectif d’assurer avec sérénité et efficacité la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et de ramener la quiétude au sein de la population», a ajouté Rémis Fulgance Dandjinou, le porte-parole du gouvernement.

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Recrudescence des attaques terroristes

SelonRémis Fulgance Dandjinou, lors de la rencontre, le ministre de la Défense et celui de la Sécurité publique ont exposé la situation sécuritaire dans le pays, ainsi que l’état «de la mise en œuvre de la réponse sécuritaire face aux attaques terroristes dont notre pays est victime». Il est ressorti, précise la même source, que «la mise en œuvre de cette réponse connaît de nombreuses difficultés liées entre autres au mode opératoire, au caractère diffus et transfrontalier de la menace». Ainsi, en plus de l’état d’urgence, le conseil a décidé de l’adoption de nouvelles mesures destinées à «accélérer la réorganisation opérationnelle des forces de défense et de sécurité, l’amélioration du maillage du territoire, le renforcement de la vigilance, de la prévention et de la protection de la population et des infrastructures».

Depuis 2015, le Burkina -membre du G5 Sahel- est confronté à une succession d’attaques terroristes qui ont visé la capitale Ouagadougou à plusieurs reprises. Ces derniers mois, plusieurs régions frontalières du Mali et du Niger sont régulièrement visées par des attaques terroristes qui ont fait des centaines de victimes, notamment dans les rangs des forces de sécurité. La dernière attaque en date remonte au 27 décembre à Toéni, dans le nord-ouest du pays, où 10 gendarmes ont été tués par une embuscade tendue par des individus armés. La situation sécuritaire n’a cessé de se dégrader malgré l’important dispositif sécuritaire déployé, les groupes armés continuent d’attaquer des villages où ils s’en prennent aux populations ainsi qu’aux écoles et autres édifices publics. L’amplification des menaces sécuritaires constitue d’ailleurs l’un des principaux facteurs qui risquent de plomber la dynamique de croissance du pays selon plusieurs analyses, et afin de faire de face, le gouvernement a fait de cette menace une de ses priorités en 2019.

Source : La Tribune Afrique

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