Centrafrique : « Le choix du facilitateur ne garantirait pas la réussite du dialogue initié par l’UA», selon Dominique Yandocka

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BANGUI, Le choix du facilitateur pour le dialogue de l’UA pour la paix et la réconciliation en Centrafrique ne devrait en aucun cas faire l’objet d’une longue procédure et ne garantit en rien la réussite de ce dialogue si les Centrafricains ne sont pas conséquents avec eux-mêmes. Position exprimée dans l’émission « Actualité et Nous » sur la Radio Fréquence RJDH de ce Mardi 25 décembre 2018.

Plus d’un an après que l’Union Africaine a repris le leadership de toutes les initiatives de la paix en Centrafrique, rien ne semble avancer ces derniers temps surtout avec la nomination d’un facilitateur et du lieu de la tenue de ce énième dialogue considéré comme la seule unique voie de la paix en Centrafrique.

Cette tergiversation quant à  la mise en œuvre de cette feuille de route, l’on ne cesse d’enregistrer des avalanches de réactions hostiles au retard à  la tenue du dialogue sous l’égide de l’Union Africaine pour la paix définitive en Centrafrique, qui semble provoquer une tension entre le gouvernement et l’UA par rapport au choix d’un facilitateur qui devrait conduire ce dialogue. Ce processus qui pourrait ramener la stabilité dans le marigot politique locale, a du pain sur la planche.

Dominique Yandocka n’est pas resté indifférent autour de ce sujet qui fait la « Une » de presse nationale et internationale. Ce dernier pense que le gouvernement se trompe en se concentrant sur le choix du facilitateur au lieu d’aller avec le projet centrafricain, « si le Président de la République ou le gouvernement veut à  ce que ça soit monsieur Tartempion ou Paul Oziac, je pense qu’on se trompe, on devrait aller avec un projet mais où est le projet centrafricain ! Il devrait avoir un pré- dialogue entre le pouvoir en place et les forces vives de la nation pour donner plus du tonus au Chef de l’Etat et le gouvernement qui s’accordent aujourd’hui, il faut le reconnaitre que le gouvernement veut coute que coute aller à  ce dialogue sans les forces vives de la nation et ça c’est leur schéma », a indiqué le 1er Secrétaire général du Mouvement ITA.

Le numéro 1 du mouvement ITA poursuit sans langue de bois en rappelant au gouvernement d’impliquer tout le monde afin de sortir grand devant les groupes armés « Nous avons cogné la porte, nous les avons demandés d’impliquer tout le monde pour que le gouvernement en sorte grand devant les groupes armés. Parce qu’ils ont leur agenda caché, mais si vous n’impliquez pas les gens et vous voulez que ça soit Jean ou Paul rien ne se fera. Même si on fait venir le roi mage aujourd’hui, rien ne se passera si on n’a pas une détermination ni une feuille de route propre et claire à  nous face à  ces groupes armés», a-t-il ajouté.

Pour lui, le choix du facilitateur ne garantirait en rien la réussite de ce dialogue si la volonté de mettre fin à  cette crise n’émane pas des Centrafricains. Et pour lui, l’échec de ce dialogue sera versé sur le compte du gouvernement puisqu’il ne fait rien pour que nous puissions aller effectivement au dialogue.

L’inquiétude aujourd’hui est que les groupes armés occupent les 80% du territoire centrafricain et brillent dans des scènes de tueries et violences sans précédent sur la paisible population.
Le facilitateur proposé par l’UA a été rejeté par le président de la République qui demande une liste de trois personnalités parmi lesquelles le prochain facilitateur sera désigné.

Source : ABangui

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