Marie-Noà«lle KOYARA, un grand moment de solitude au Parlement

0
130


NEW YORK – LE PROJET DE LA LOI SUR LA PROGRAMMATION MILITAIRE 2019-2023 ADOPTÉ PAR ACCLAMATIONS PAR LES DÉPUTÉS MARDI DERNIER. UN TEXTE ÉTABLISSANT BIEN ÉVIDEMMENT LES DÉPENSES DU MINISTàˆRE DE LA DÉFENSE, ET VISANT à€ DOTER LES FORCES ARMÉES CENTRAFRICAINES (FACA) DE MOYENS D’ACTION.

Selon le rapport, il faudra des allocations budgétaires annuelles afin de permettre aux FACA de mettre en œuvre les programmes planifiés par les cadres documents relatifs au cadre politico-stratégique, étalés sur cinq (5) ans:
– 2019 : 46 936 725 521 FCFA ;
– 2020 : 45 102 779 986 FCFA ;
– 2021 : 41 243 978 331 FCFA ;
– 2022 : 41 872 834 172 FCFA ;
– 2023 : 40 787 268 498 FCFA .

Le texte de cette loi de programmation militaire prévoit entre autres dépenses, le recrutement de 9.800 hommes de troupe, l’achat d’équipements militaire, et la construction de centres de formation.

Problème, rien n’est précisé sur le “qui va payerâ€� ? D’autant plus que les bailleurs de fonds habituels avaient déjà  fait savoir qu’ils ne contribueraient qu’à  condition que la RCA fasse aussi l’effort de mettre la main à  la poche. Manière de responsabiliser le gouvernement.

CODE DE LANGAGE POUR NOYER LE TILAPIA
Mais outre les deux bizarreries suivantes : – Un texte de programmation militaire hors budget national, et – Un vote par acclamation, qui est une absurdité juridique. Comment les greffiers compte-t’ils les acclamations ? Il s’est passé du tragi-comique pour la ministre de la défense Marie-Noà«lle KOYARA, sommée par les députés de s’expliquer sur les « magouilles » gouvernementales pour ne favoriser que les copains et les parents, pour le recrutement de militaires.

Un grand moment de solitude pour la dame.

Et elle l’a joué mensonges, confusions, déresponsabilisation et super langue de bois :
« On est à  l’écoute du peuple. Et il y a eu beaucoup de plaintes par rapport à  ce recrutement. Parce qu’initialement, c’était nos partenaires qui devaient reprendre les choses en mains.
Mais nous ne savons pas ce qui s’est passé, les partenaires se sont mis en seconde position. Et dès que le chef de l’état a eu les premiers rapports, il nous a demandé de faire annuler ces recrutements. Donc les mesures ont été prises, nous avons eu plusieurs réunions avec nos partenaires pour qu’ils reprennent les choses en mains. Et c’est ce travail qui est en train d’être fait. Donc les recommandations des honorables, viennent rejoindre les directives que nous avions déjà  reçues de son excellence M. le président de la république. »

Simplement, c’est au Palais de la Renaissance que les magouilles ont été initiées, avec l’aval du chef de l’état. Et si Touadera avait exigé le retrait de la dite liste ‘’bidonnée’, pourquoi la question s’est-elle retrouvée posée pour le Parlement ?

Le nez de Marie-Noà«lle s’était allongé !

Source : ABangui

Laisser un commentaire