Cuivre : le chinois Zhejiang Huayou revoit à la hausse ses ambitions en RDC

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En République démocratique du Congo, la société chinoise Zhejiang Huayou Cobalt Co a prévu d’investir 147,2 millions de dollars dans un projet minier, et plus précisément dans la filière du cuivre. Le groupe renforce ainsi sa présence dans le secteur minier congolais où de grandes sociétés de l’Empire du Milieu se sont progressivement substituées aux petites exploitations chinoises pour engranger d’importantes parts de marchés.

Le chinois Zhejiang Huayou annonce un investissement de 147 millions de dollars dans la filière du cuivre en RDC. C’est dans un communiqué transmit à la bourse de Shanghai que la compagnie a annoncé sa volonté d’étendre l’exploration de ses actifs miniers dans le pays. Le cuivre électrolytique est une matière première largement utilisée dans les secteurs de la fabrication d’équipements électriques et de la fabrication de machines.

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En 2015, Zhejiang Huayou a acheté les droits miniers de cuivre-cobalt de la société générale des carrières et des mines (Gécamines) du pays dans la région de Luiswishi pour y installer deux raffineries de Cobalt. Le nouveau projet de cuivre devrait être lancé d’ici septembre 2019, a précisé la compagnie dans le document avant d’ajouter qu’il avait toujours besoin de l’approbation des autorités chinoises. L’investissement sera réalisé par l’intermédiaire de sa filiale Congo DongFang International Mining (CDM), qui s’approvisionne principalement en cuivre et en cobalt en RDC.

Percée de grands groupes chinois

Par cette action, la société chinoise renforce sa présence dans le secteur minier congolais, dans un contexte marqué par une offensive des entreprises chinoises, auparavant cantonnées à de petites exploitations dans la filière cuivre-cobalt. Aux côtés de la compagnie Congo Dongfang International Mining (CDM), contrôlée par le groupe Zhejiang Huayou Cobalt, quatre autres groupes sont également présents dans l’exploitation minière.

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Parmi eux, la compagnie China Molyndenum Co (CMOC) détentrice depuis 2016 de 80% du Capital de Tenke Fungurume Mining. Est également présent, le groupe Jinchuan international Resources, propriétaire de 75 % de Ruashi Mining, via sa filiale Jinchuan Subco ainsi que les sociétés China’s Wanboa Mining (Feza Mining) et Nanjing Hanrui Cobalt (Metal Mines) productrices du concentré de cobalt. De nombreux exploitants chinois sont aussi présents au niveau des mines artisanales congolaises.

Source : La Tribune Afrique

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