Centrafrique : L’association « Enfants de Chez Nous » au chevet des enfants atteint du cancer au complexe Pédiatrique de Bangui

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A l’occasion de la fête de Noà«l, l’Association « Enfants de Chez Nous » a remis symboliquement le lundi dernier 24 décembre 2018 un don composé des jouets pour la Fête de Noà«l aux enfants affectés par le cancer. Cette remise des cadeaux s’est déroulée dans l’enceinte du Complexe Pédiatrique de Bangui et a été marquée par les messages forts de M. Frederick Lodjearem-Ndilbé et du professeur Jean Chrysostome Ngodi respectivement Fondateur de ladite Association et Directeur du Centre hospitalier.

D’entrée de jeu, la coordonnatrice de cette association Mme Philomène Mbondé a donné le contenu du message de M. Frederick Lodjearem-Ndilbé depuis Paris en ces termes : « Je vivais alors au Centrafrique. Malheureusement, ce pays, comme beaucoup d’autres pays d’Afrique, a été endommagé par les guerres, les soubresauts. J’ai eu “la chanceâ€� d’être pris en charge par l’hôpital Gustave Roussy près de Paris qui avait envoyé un infirmier pour m’accompagner durant le voyage.​

On me diagnostiqua un lymphome de Burkitt stade IV médullaire, neuroméningé et testiculaire. Je suis tout de suite entré dans un protocole de chimiothérapie. Mais mon cas s’est compliqué quand j’ai été infecté par une aspergillose pulmonaire. Vu mon état de faiblesse, les médecins hésitaient à  traiter les deux maladies en même temps car cela aurait pu mettre ma vie était en péril. Que faire? Après concertation, mes parents donnèrent leur accord pour la poursuite du double traitement.

J’ai alors connu toutes sortes d’effets secondaires : aggravation neurologique, troubles de la mémoire, apraxie, paralysie faciale gauche, dégradation du comportement avec des grandes crises d’agitation, d’hallucination… Mais je me suis battu. Puis, les améliorations sont apparues petit à  petit. Quelques mois plus tard, je suis sorti de l’hôpital. La maladie avait rendu ses armes.​ ​ Aujourd’hui, je vis et je pense à  tous les enfants du Centrafrique mais aussi de tout ce continent africain, qui souffrent et meurent faute de soins adéquats et je ne peux rester passif. C’est pourquoi j’ai lancé l’association « Enfants de chez nous » dont le but est d’œuvrer pour que les enfants atteints du cancer en Afrique aient accès aux meilleurs soins. Voulez-vous tracer avec moi une route pour qu’ils aient un avenir ?​

Pour sa part le professeur Ngodi, étant touché par ce témoignage troublant de ce fils du pays qui a été victime du cancer dans le passé, a déclaré que :

« J’ai préféré son écrit par rapport à  son cadeau. La maladie l’a rendu grand, c’est ce qui reste à  la RCA. Dites-lui que, je vais encadrer son écrit et qui m’autorise à  l’affiché dans ma salle de conférence. Il faut que tous mes élèves chaque matin regardent ça et s’inspirent de ça. De quelle manière, qu’il faut devenir un grand homme ».

Il a poursuivi ses propos en reprenant une partie de message M. Frederick Lodjearem-Ndilbé en indiquant que : ‘’’J’ai alors connu toutes sortes d’effet secondaire ; aggravation neurologique, trouble de la mémoire, apraxie, paralysie faciale gauche, dégradation du comportement avec les grande crises d’agitation, d’hallucination…Mais je me suis battu ‘’’.

Le Professeur Ngodi a ajouté que sur le même élan que: « Puis, les améliorations sont apparues petit à  petit. Quelques mois plus tard, je suis sorti de l’hôpital. La maladie avait rendu ses armes ».

Pour finir il a rebondi en ces termes : « Les rebelles vont rendre leurs armes en Centrafrique. Lui, il a pris le chemin de la vie. La maladie qui est venu détruire sa vie a reculé. Il faut que chaque centrafricain se lève devant cette gangrène. Les armes qui sont entrée sont exactement comme le cancer, lui au moins, il a vaincu le cancer. On peut vaincre les armes avec la pureté dans notre esprit, dans notre cœur. On peut se lever avec les mains nues ».

A-t-il conclu : « Je relais ce message à  tous les centrafricains, levons nous avec les mains nues, refusons le cancer qui est en train de gangrené le pays ».

Hervé BINAH,

Source : ABangui

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