Centrafrique : La paroisse Sainte trinité des Castors frappée par un incendie de source inconnue

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BANGUI, La paroisse Sainte trinité des Castors, située dans le troisième arrondissement de Bangui est victime d’un incendie. Une ignition crapuleuse, mitigée ou relevant de l’intérieur ? Autant d’hypothèses qui n’ont pas pour l’heure contribué à  faire la lumière autour de ce qui s’est passé dans cette paroisse.

Dans la nuit du lundi 24 décembre 2018 au mardi 25 décembre 2018, un drame de source inconnue est survenu dans la paroisse Sainte Trinité des Castors. A peine les fidèles ont vidé les lieux après la traditionnelle prière précédant la fête de noà«l, l’église toute entière est partie en fumée aux environs de 23h. La décoration, les moquettes, les tables bancs, les statues, les installations électriques, les objets sacrés de cultes ne laissent que des cendres. Cependant, aucune perte en vie humaine n’est à  déploré et le secteur a retrouvé son calme après les coups de feu sporadique qui ont fait rage durant la nuit. Un incendie incompréhensible qui a fait de cette paroisse l’ombre d’elle-même, laissant que les murs noircis par la braise fumante.

Selon les propos recueillis auprès d’un fidèle, l’incendie s’est déclenché à  partir de 21h précise, mais il sera découvert plus tard aux environs de minuit par les responsables de la paroisse. Et comme à  l’accoutumée, un ouragan de rumeur s’ébruite déjà  autour de ce dossier. Partout dans la capitale, des voix se font entendre avec des propos mitigés. D’une part, certaines personnes qualifient cet incendie de crapuleux, parait-il qu’un groupe de bandits armés non identifié serait des commanditaires potentiels. Or, le RJDH à  travers ses investigations a constaté le renforcement des dispositifs sécuritaires autour des églises de Bangui, notamment celles du troisième arrondissement avant les veillées de Noà«l.

Les Forces de sécurités intérieures, les casques bleus et mêmes les Forces armées centrafricaines ont placé des check-points aux différents endroits stratégiques afin de prévenir ou de déjouer tout acte criminel.

D’autres parts, certaines sources poussent plus loin la réflexion, en mettant en exergue la crise de confiance qui existe présentement entre le gouvernement et l’église catholique. « Pour dire, que le gouvernement aurait préparé ce coup pour poignarder l’église catholique dans le dos. Des propos incendiaires qui n’engagent que leurs responsables », a lâché un membre du gouvernement au RJDH.

« Les incendies de cette nature sont fréquents dans les paroisses en Centrafrique et dans toutes les contrées du monde entier. Dans la plupart des cas, les flammes proviennent de l’intérieures. Soit à  partir d’une bougie, soit d’un court-circuit provoquant ainsi l’embrasement de l’édifice », a commenté un habitant très proche de la paroisse.

D’autres sources contactées sur place ont confié au RJDH qu’aucune détonation ou explosion n’a été entendue avant ou au moment de l’incendie, mais juste après. « Si c’était une attaque de l’église, nous les voisins, nous devrait déjà  fuir. Si des criminelles auraient utilisés l’essence pour commettre l’acte, on devrait aussi sentir l’odeur de l’essence. Là , soit c’est la bougie, soit c’est l’électricité », a témoigné un autre habitant.

Aucune réaction officielle n’est encore enregistrée. Plusieurs responsables de l’église catholique sont encore en train de présider des messes de baptême au moment où nous mettons sous presse cette information.

Source : ABangui

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