Centrafrique : quand le Président Touadera sollicite la médiation du général Djéngbo dans l’affaire des 800 soldats retraités.

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Réunis le jeudi 20 décembre 2018 à  la demande du chef de l’État Faustin Archange Touadera au domicile du général Djengbo dans le 6e arrondissement de Bangui, plusieurs dizaines des soldats retraités de la dernière vague 2018 se sont longuement discutés sur les conditions de leur admission à  la retraite avec le médiateur officiel désigné par la Présidence de la République.

Suite au bras de fer qui oppose depuis début d’année le collectif des 800 soldats FACA admis à  la retraite et les autorités centrafricaines concernant le non versement des leurs mesures d’accompagnement promises par les États-Unis, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à  travers son émissaire le général Djengbo, mène des démarches pour une médiation, et ce, afin de dénouer l’impasse dans laquelle les négociations se trouvent.

Au terme d’un grand rassemblement organisé ce jeudi 20 décembre 2018 au domicile du médiateur à  Kolongo dans le 6e arrondissement de Bangui, quelques dizaines des membres du collectif ont en effet longuement discuté avec le médiateur Djengbo sur les conditions de leur admission à  la retraite.

Pour eux, le chef de l’État ne peut en aucun cas signer le décret portant leur admission à  la retraite s’il n’était pas certains du versement de leurs mesures d’accompagnement promises par les États-Unis :

« … mon général, je suis désagréablement surpris par les informations que vous venez de nous annoncer. Parce que gouverner c’est prévoir. Et le Président de la République ne peut signer un décret pour faire partir un grand nombre des soldats à  la retraite tant qu’il n’a pas vu les fonds promis. … Je suis vraiment surpris mon général… Parce qu’il s’agit des vies humaines qui sont en jeu. Depuis 6 mois on ‘’n’a pas de salaire et on souffre énormément », a déploré un leader du collectif lors de la discussion.

S’agissant de la promesse qui leur avait été faite par le Chef d’État major d’alors le général Ludovic Ngaïféi et la ministre de la Défense Marie-Noà«lle Koyara concernant leurs mesures d’accompagnement, l’un des participants à  la réunion a pris la parole pour rappeler à  tout le monde ces belles paroles qu’il qualifie désormais de scroquérie.

Pour le médiateur de la crise, le chef de l’État est conscient de la situation et demande à  tout le monde de se calmer dans la patience en attendant le versement des fonds promis par les partenaires internationaux.

En tout cas pour le collectif, il y’a une panne quelque part. Et dont le chef de l’État sait qu’il avait été induit en erreur par son entourage. Et donc il a l’obligation de réparer la situation avant qu’elle ne devienne grave.

Rappelons qu’en février 2018, environ 800 éléments des forces de défenses et de sécurité avaient été admis à  la retraite avec une promesse de versement des mesures d’accompagnement exceptionnelles. Or, depuis 6 mois, aucun versement n’a été fait aux ayants droit comme prévu. Ce qui a provoqué la colère de ces derniers qui tentent par tous les moyens de faire réclamer leur droit.

Source : ABangui

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