Centrafrique : Une centaine de cas d’exploitation et abus sexuel commis par des agents et soldats de l’ONU en 4 ans

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Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca le mercredi 19 décembre dernier, au moins une centaine de cas d’exploitation et abus sexuel ont été présentés par la mission onusienne en Centrafrique. Ces cas ont été documentés en l’espace de quatre ans et sont attribués à  certains agents et casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique.

La Minusca depuis 2014 à  2018, a documenté une centaine de cas d’exploitation et abus sexuel commis en Centrafrique dans l’espace de quatre ans. Certains agents et soldats de la paix sont accusés après la documentation par la mission de l’ONU en Centrafrique.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca reconnait que des casques bleus et le personnel civil ont commis les actes de viol sexuel dans leur mission du maintien de la paix, « En 2018, il y a eu 10 allégations et le nombre de victimes était de 38, mais après des enquêtes, nous n’avons recensé que 16 cas. Pour toutes ces années 2014-2018, il y a 50 adultes, 149 mineurs et 10 victimes. Les présumés coupables sont 224 militaires, et 8 personnels de la police et 6 civiles. En 2018, il y a eu 24 auteurs présumés », présente le Porte-parole de la Minusca.

Les enquêtes sont menées par des structures des Nations-Unies et également par les pays fournisseurs de troupes ou de personnel de la police à  la Minusca, précise Vladimir Monteiro, « sur tous ces cas, 18 sont des cas avérés tandis que 26 cas sont non avérés et 67 autres cas suivent son cours d’enquête », a indiqué Vladimir Monteiro.

Des mesures selon Vladimir Monteiro, sont prises au niveau des pays contributeurs, « il y a eu 8 cas d’emprisonnement et une rétrogradation et trois radiations. Au niveau de la Minusca, Il y a eu un renvoi, et 19 cas de personnes rapatriées sur des bases disciplinaires. D’autres sont interdites de travailler dans les missions des Nations-Unies », a-t-il précisé.

Les dispositions de la résolution 2272 des Nations-Unies prescrivent que les pays fournisseurs de troupe ou de personnel de police doivent à  chaque fois qu’il y a des cas d’allégations, d’envoyer une équipe pour mener des enquêtes dans le pays.

Source : ABangui

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