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Centrafrique : Des ONG de la société civile militent pour l’adoption du code de la protection de l’enfance

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BANGUI, le 21 décembre 2018(RJDH)—L’ONG Dan Church Aid (DCA) en partenariat avec le RJDH, le Centre pour la Promotion et la Défense des droits de l’Enfant (CPDE) et Women Acting for Living Together (WALT) ont lancé ce vendredi 21 décembre 2018, officiellement, lors d’une rencontre avec les journalistes, les activités de plaidoyer pour l’adoption du code de la protection de l’enfance en République Centrafricaine. Un projet financé par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Enfance en Centrafrique(Unicef).

Bien que la Centrafrique ait ratifié des textes juridiques internationaux en matière de la protection de l’enfance, le pays n’a pas encore adopté le code de la protection de l’enfant. En dépit des efforts déployés, il existe encore des dispositions non conformes à celles des instruments internationaux que le pays a soit ratifiés soit signés. L’avant-projet de ce code en question est disponible depuis 2002 soit 16 ans mais toujours en attente d’être transmis au parlement pour son adoption.

C’est à cela que le RJDH et deux autres organisations de la Société Civile (OSC) comme le CPDE et WALT ont été identifiées par le DCA et l’Unicef pour mener ces activités de plaidoyer afin de faciliter l’adoption de ce code.

Gilbert Masumbuko, Chef de mission de l’ONG internationale DCA en Centrafrique, précise que la crise en Centrafrique est l’un des facteurs qui encourage la violation des droits de l’Enfant dans le pays, « la dégradation de la situation humanitaire et sécuritaire a fragilisé davantage l’environnement de protection des enfants dans le pays. Les conflits ont exacerbé la vulnérabilité des enfants et dévasté les systèmes et structures communautaires ainsi que politiques de protection des enfants » a-t-il indiqué.

La capacité des familles à prendre en charge les enfants selon lui, a été touchée, « la capacité des familles à prendre soin des enfants et à les protéger s’est fortement dégradée. De nombreuses violences sexuelles continuent d’être signalées et plusieurs enfants se sont séparés de leurs familles du fait des déplacements forcés » ajoute-il.

« Au mois d’août et de septembre 2018, plus de 80 cas ont été rapportés (22 nouveaux cas de viol, 13 nouveaux cas d’agression physique et 44 nouveaux cas de mutilation génitale féminine). De nombreux enfants sont accusés de différentes sortes de crimes, délits, de sorcellerie » a rappelé le chef de mission de l’ONG DCA.

Pour la mise en œuvre de ce projet, les organisations de la société civile de promotion des droits de l’Homme ont été choisies comme le RJDH, CPDE et WALT. L’objectif est de placer les enfants au centre de la politique et de l’action des autorités et autres partenaires.
Sylvestre Romain Sokambi, Coordonnateur du RJDH, précise le domaine d’intervention du RJDH dans la mise en œuvre de ce projet, « dans le cadre de ce projet, le RJDH a été impliqué pour faire un certain nombre de plaidoyers. Lorsque nous nous sommes rencontrés pour discuter de la mise en œuvre de ce projet, chaque organisation a un volet de plaidoyer et nous au RJDH nous avons notre volet de plaidoyer qui se situe au niveau du parlement et avec les journalistes » a-t-il précisé.

L’occasion a aussi été donnée à d’autres organisations retenues d’indiquer leur trajectoire d’intervention qui sera beaucoup plus axée sur les formations des principaux acteurs de la protection des droits de l’Enfant pour les impliquer dans le plaidoyer ainsi que des plaidoyers auprès des membres du gouvernement et bureau des institutions républicaines.
Ce projet de trois mois vise la prochaine session ordinaire de l’assemblée nationale, de mars 2019.

Source : RJDH

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