La MINUSCA mobilise contre les violences basées sur le genre

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Le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation de la paix en Centrafrique (MINUSCA), Vladimir Montéiro, a animé, mercredi 19 décembre 2018 à  Bangui, une conférence de presse au cours de laquelle la Conseillère en matière de genre de la MINUSCA, Gladys Atinga, et la Coordinatrice des femmes leaders, Léa Doumta, ont fait l’état des lieux de l’implication des femmes dans le processus de la paix en République Centrafricaine.

La Conseillère Gladys Teni Atinga a indiqué que la MINUSCA a mis en place des mécanismes pour soutenir les femmes et leur suivi dans le processus de paix en République Centrafricaine car « la sous-représentation des Centrafricaines dans la sphère politique et dans les instances de décision réduit les opportunités d’expression de leur position, leurs préoccupations et leurs suggestions pour la résolution de la crise ».

Pour l’année 2019, « la MINUSCA prévoit de travailler avec les réseaux des organisations des femmes sur l’élaboration d’un plan de travail, notamment les plaidoyers à  différents niveaux pour le renforcement du rôle des femmes dans le processus de paix de l’Union Africaine », a indiqué Gladys Teni Atinga.

La Coordinatrice des femmes leaders, Léa Doumta, a, quant à  elle, expliqué qu’avant la crise, il y avait la violence basée sur le genre et avec la crise, la situation s’est aggravée et pour ce faire, les femmes doivent connaître leurs droits pour mieux se défendre.

Elle a réitéré qu’en République Centrafricaine, les femmes ont été formées dans le cadre de la justice et du Droit de l’Homme afin de bien connaître leurs droits et de s’impliquer véritablement dans le processus de paix.

«Les femmes doivent se lever pour connaître leurs droits. elles ne doivent pas attendre quelqu’un d’autre», a-t-elle ajouté.

Elle a salué la collaboration entre la MINUSCA et la coordination des femmes leaders qui a permis qu’aujourd’hui, les femmes soient très actives sur le terrain même si certaines ne connaissent pas totalement la résolution 1325.

Il convient de signaler que le chef de Service d’enquête et investigation de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), Lieutenant Joseph Ouabangué, figurait parmi les animateurs de la conférence de presse.

Source : ABangui

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