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Centrafrique : Deux postes toujours vacants au sein du gouvernement Sarandji 2

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BANGUI, 17 Décembre 2018 (RJDH)—Le gouvernement de la République Centrafricaine est en effectif incomplet. Deux postes restent vacants depuis plusieurs mois.

Le gouvernement Sarandji 2 compte deux postes sans titulaires et cela dure depuis quelques mois. Au lieu de 34 ministres, le gouvernement n’en compte que 32 à l’heure actuelle. Le département de l’Administration du territoire occupé entre temps par Jean Serge Bokassa est placé sous intérim depuis neuf mois. C’est le même constat au département de la jeunesse et sports dont le titulaire est décédé le 08 octobre 2018 ce qui fait deux mois d’intérim depuis ce jour-là.

L’intérim des ministères de l’administration du territoire et celui de la jeunesse et sports est assuré respectivement par Henry Linguissara, de la sécurité publique et Bertrand Touaboy des petites et moyennes entreprises. La question de ces intérims pose un problème parce que le chef de l’Etat a, en relevant Charles Armel Doubane des Affaires Etrangères, nommé une remplaçante. Est-ce par ce que les deux autres ne sont pas des départements de grande importance ou de souveraineté ?

L’inquiétude est que ces intérims mettent ces ministères en difficulté. D’abord les intérimaires ne maitrisent pas les dossiers des départements placés de manière provisoire sous leur tutelle, ce qui fait qu’au mois dernier, un détournement de fonds a été orchestré au département de l’administration du territoire sans pour autant que l’intérimaire n’en soit informé. Selon des informations du RJDH, le ministre intérimaire se fait rare et les dossiers importants et urgents ne sont plus une priorité et sont pour la plu part gérés par des directeurs de cabinet.

C’est le même constat et la même inquiétude au ministère de la jeunesse et sports où les priorités n’en sont plus, selon un cadre que le RJDH a pu joindre, ce lundi.

Depuis le départ de Jean Serges Bokassa, avoir le gouvernement au complet ne semble plus être une priorité pour le chef de l’Etat qui a du mal à prendre des décisions lorsqu’il le faut. Un des alliés du président de la République contacté à ce sujet par le RJDH, pense que le grand problème de Touadera est qu’il ne veut pas décider alors qu’il est élu pour décider. «Je pense qu’il est l’opposé d’un décideur politique parce que sur ce terrain, on prend la décision quand il le faut ; après c’est tard », a-t-il fait observer.

« L’attitude de Faustin Archange Touadera, depuis le début de son mandat ressemble à celle de ceux qui, en politique, ont peur de décider et qui privilégient la stratégie du pourrissement. Il l’a réussi avec Bokassa et Doubane. Le pourrait-il durant toute sa carrière politique ? », s’est interrogé un leader politique.

A la lumière de ce qui précède, plusieurs observateurs de la vie politique du pays soutiennent qu’avec cette stratégie, le remaniement ministériel n’est plus à l’ordre du jour malgré la demande de la classe politique et des organisations de la société civile.

Source : RJDH

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