Angola  : un appui financier du FMI contre un programme de réformes structurelles

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Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international vient d’annoncer l’approbation d’un programme d’aide triennal d’un montant de 3,7 milliards de dollars en faveur de l’Angola. Pour sa part, le pays d’Afrique centrale devra mettre en place une politique macroéconomique plus restrictive et opérer des réformes structurelles.

L’Angola vient d’obtenir un prêt de 3,7 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI). Selon un communiqué de l’institution, cette aide correspond à un programme d’aide triennal à destination de ce pays d’Afrique centrale. Cet appui dont une première part de 990 millions de dollars sera immédiatement versée, vise à soutenir un programme de réformes économiques. Cette facilité « va aider l’Angola à rétablir la soutenabilité externe et budgétaire et à jeter les bases d’une diversification économique durable, impulsée par le secteur privé », note-t-on dans le communiqué. La même source indique que l’Angola devra mettre en place des coupes budgétaires dans le but de modérer l’endettement public (80,5 % du PIB cette année). Luanda devra également rendre plus flexible le régime de change et implémenter une politique monétaire visant à réduire l’inflation dont le taux est actuellement de 20,5 %.

L’Angola n’avait pas le choix

Cette aide est une réponse positive donnée par le FMI à la demande de l’Angola formulée à son endroit en août dernier. Deux ans plus tôt, le pays alors dirigé par José Eduardo dos Santos, avait rejeté une proposition de l’institution de Bretton Woods visant à lui apporter son aide. Avec le changement de régime, face à la crise montante, le successeur de dos Santos, le président Joao Lourenço a promis de réaliser un « miracle économique » en trouvant les moyens pour relancer l’économie. Ainsi a-t-il lancé une série de réformes, notamment structurelles, avec pour objectif d’attirer les investissements étrangers. Même si ces réformes ne produisent pas de résultats immédiats, elles suffiront pour satisfaire le FMI L’institution a alors salué des « mesures importantes en vue d’améliorer la gouvernance et de restaurer la stabilité macroéconomique » et a annoncé qu’elle était « prête à aider », l’Angola à sortir de la crise.

Deuxième pays africain producteur de pétrole derrière le Nigeria, l’Angola traverse effectivement une période économiquement trouble. Face à la chute des cours mondiaux du pétrole, son économie non diversifiée fortement dépendant du pétrole (70% des recettes), a connu une chute de 0,7% en 2016. Le FMI indique que sa croissance économique du pays devrait être enregistrée cette année à entre 1,5 % et de 1,6 %. Trop peu pour parler d’un redressement des finances ou d’une relance économique, a insisté l’institution.

Source : La Tribune Afrique

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